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Sécurité au parc industriel de Saint-Boniface : des résidents attendent des mesures des gouvernements

Au bord d'une route se trouvent des silos blancs et un bâtiment duquel s'échappe une épaisse fumée noire. Trois camions de pompiers sont à proximité, l'un d'eux projetant un jet d'eau sur la fumée.

L'incendie survenu lundi dans les usines de Friendly Family Farms relance le débat sur la sécurité dans le secteur du parc industriel de Saint-Boniface.

Photo : Radio-Canada / Patrick Foucault

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Plusieurs résidents s'inquiètent de la sécurité dans la zone industrielle de Saint-Boniface, à Winnipeg, après l'incendie d'une usine d'huile végétale survenu lundi. Les représentants provincial et municipal du quartier évoquent le manque de cadre légal pour sécuriser le secteur.

Un texte de Julien Sahuquillo

Gary Tessier est un des résidents de Saint-Boniface à avoir demandé des comptes aux gouvernements sur les médias sociaux à propos de la sécurité du parc industriel de Saint-Boniface.

« Les gouvernements au niveau provincial, fédéral et municipal doivent avoir une stratégie par rapport à la sécurité. Autant pour ceux qui travaillent dans le parc industriel que pour les résidents », maintient-il.

Un point de vue que partage Dougald Lamont, le député libéral provincial de Saint-Boniface. « C’est un site où les trois gouvernements travaillent : la ville, la province et le gouvernement fédéral. On a un problème avec la sécurité du site à tous les niveaux », explique-t-il.

Le député souhaite que le gouvernement provincial collabore avec le fédéral pour mettre au point des inspections plus strictes des usines.

« Un des problèmes, c’est qu’il y a des inspections, mais que les usines sont averties de la date. Les entreprises se préparent, nettoient leurs déchets. On a besoin de plus d’inspections-surprises », précise-t-il.

Il souligne également le problème entre les différents niveaux de juridiction, ce qui permet à certaines entreprises de cacher des informations. « On peut cacher des produits dans un train par exemple parce que le contrôle se fait au niveau fédéral et non pas provincial », explique Dougald Lamont.

Élargir la zone tampon?

Mathieu Allard, le conseiller municipal du quartier, est favorable à la mise en place d’une zone tampon de sécurité plus grande entre les industries et les résidences. Une disposition qui, selon lui, ne peut pas être mise en place par la Ville en raison des droits acquis des propriétaires.

« Même si l'on changeait le zonage demain par proposition du conseil, les usines légalement établies auraient le droit de continuer, affirme le conseiller municipal. On doit continuer à utiliser nos règlements et poursuivre avec le zonage actuel. »

Pour Dougald Lamont, un changement de la réglementation en ce sens ne semble cependant pas être la stratégie du gouvernement provincial.

Pour Gary Tessier, ce jeu politique entre les différents ordres de gouvernement nuit aux résidents. « Ça fait trois ans qu’on soulève des problèmes au niveau provincial et municipal, mais ils sont lents à réagir », observe-t-il.

Avec des informations de Holly Caruk

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