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Quand la rigidité des programmes gouvernementaux cause de la détresse

Un producteur laitier prend soin de ses vaches.
Un producteur laitier prend soin de ses vaches. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

La Fédération de l'Union des producteurs agricoles du Bas-Saint-Laurent s'inquiète pour la santé psychologique de ses producteurs dans le contexte de la sécheresse qui a touché la région cet été. Elle affirme que les programmes gouvernementaux mis en place pour aider les producteurs manquent de flexibilité.

Dans le bilan dressé mardi à l'assemblée générale annuelle, la Fédération de l'Union des producteurs agricoles (UPA) du Bas-Saint-Laurent a affirmé que les programmes gouvernementaux pour aider les agriculteurs étaient si rigides qu’ils avaient pour conséquence de nuire à la santé mentale des travailleurs.

Le président de la Fédération de l'UPA du Bas-Saint-Laurent, Gilbert Marquis, exige de la souplesse de la part des décideurs.

Qu'ils se réveillent, en haut, un peu! Qu'ils nous écoutent, parce qu'on va leur en donner, des solutions. [...] Ça fait deux ans que je le dis, mais assez, c'est assez.

Gilbert Marquis, président de la Fédération de l'UPA du Bas-Saint-Laurent

Il explique que les problèmes de santé mentale des producteurs sont reliés à des difficultés financières, mais également au manque de main-d’œuvre auquel ils font face. Plusieurs n’arrivent pas à trouver des employés pour alléger leur charge de travail.

Inquiétude concernant la gestion de l’offre

Le président général de l'Union des producteurs agricoles, Marcel Groleau, a pour sa part souligné que le dossier de la gestion de l'offre inquiétait les producteurs.

Il considère l’Accord États-Unis–Mexique–Canada comme pertinent pour le Canada afin de stabiliser l'économie.

Il estime en revanche que les producteurs laitiers québécois seront frappés de plein fouet par ces nouvelles mesures.

Par année, c'est 167 millions de moins, donc l'équivalent d'un mois de revenus que les producteurs agricoles vont perdre et qu'on va importer des États-Unis.

Marcel Groleau, président général de l'Union des producteurs agricoles

Il ajoute que, sur une période de 10 ans, la perte de revenus des producteurs laitiers s’élèvera à 1,6 milliard au Québec.

D’après les informations de Maya Arseneau

Bas-Saint-Laurent

Agro-industrie