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Semaine de l’immigration : les Fransaskois invités à se prononcer

Dans notre studio de Regina.
Jérôme Melançon participe à une des activités organisées à l'occasion de la Semaine nationale de l'immigration en Saskatchewan. Photo: Radio-Canada / Joshua Vogt

Le Réseau en immigration francophone (RIF-SK) et le journal l'Eau vive invitent la communauté fransaskoise à réfléchir aux attentes qu'elle a au sujet des immigrants francophones dans le cadre de la Semaine nationale de l'immigration francophone en Saskatchewan.

Pour l’occasion, le professeur de la Cité universitaire francophone de l’Université de Regina, Jérôme Melançon, a été appelé à lancer le débat dans les pages du journal francophone saskatchewanais.

Après la parution de son texte le 8 novembre, le public aura, pendant une semaine, l’occasion de réagir en partageant ses commentaires à l'adresse courriel direction@leauvive.ca. Parmi toutes les réponses obtenues, certaines d’entre elles seront publiées dans l’édition du 22 novembre.

Selon M. Melançon, ce débat est essentiel, car partout au pays, le visage de la communauté francophone change. En Saskatchewan, la transformation est assez récente. Elle a décollé au début des années 2000.

De plus, selon lui, « il n’y a pas eu une longue période de réflexion » au sein de la communauté fransaskoise pour déterminer les raisons d'attirer des immigrants et ce qu’elle a à leur offrir.

Questionné à savoir ce que sont les enjeux de l’immigration des francophones de la Saskatchewan, le professeur juge que ce n'est pas à lui de répondre. Il enchaîne avec une série d’interrogations : Que faire, quotidiennement, pour que les nouveaux arrivants puissent être intégrés plus rapidement? À quoi peut-on s’attendre d’eux? Quelles sont nos exigences et nos demandes aux immigrants qui joignent la communauté fransaskoise?

Celui qui est également écrivain estime qu'il doit y avoir un certain équilibre pour que les communautés francophones maintiennent leur poids démographique en contexte majoritairement anglophone.

Si la communauté francophone en milieu minoritaire fait 4 % de la population, elle doit aussi avoir 4 % d’immigration francophone. Comme ça, elle peut croître à la même vitesse que la population. Sinon, le français diminue sans cesse.

Jérôme Melançon

L’identité franco-canadienne à développer

Jérôme Melançon rappelle que la Saskatchewan accueille des immigrants francophones en provenance de l’Europe depuis plusieurs années, mais la venue d’immigrants francophones africains est « très récente ».

Selon lui, il y a du chemin à faire en ce qui a trait au concept du vivre-ensemble, en étant ouvert « à une double, voire triple, citoyenneté ». Il donne en exemple les Africains qui désirent maintenir leurs communautés culturelles francophones ou plurilingues.

Dans toutes les communautés d’accueil, il y a des attitudes discriminatoires, racistes. La plupart du temps, ce n’est pas volontaire, ce n’est pas conscient. En psychologie sociale, on apprend qu’on a tendance à préférer les gens qui parlent comme nous, qui pensent comme nous et qui agissent comme nous. Nous avons un apprentissage à faire de la différence et il se fait très bien chez les Fransaskois, a-t-il analysé.

La Semaine nationale de l'immigration francophone en Saskatchewan se tient du 4 au 10 novembre.

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