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Table ronde avec Andrea Horwath pour dénoncer le manque de médecins de famille à Kingston

Une femme parle au micro.

Selon la chef néo-démocrate, Andrea Horwath, il faut remédier à la situation le plus tôt possible.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Pepin

Radio-Canada

Dans le cadre d'une table ronde avec des résidents de Kingston sans médecin de famille, la chef néo-démocrate Andrea Horwath et son député de Kingston Ian Arthur ont dénoncé la pénurie de médecins dans la région. Andrea Horwath demande au gouvernement de l'Ontario d'investir dans le secteur de la santé pour pallier le manque de médecins de famille à travers la province.

Les familles de Kingston attendent trop longtemps à toutes les étapes du système de santé que ce soit par la difficulté d'accès aux médecins de famille, le temps d'attente dans les hôpitaux bondés ou encore les délais pour pouvoir consulter un médecin spécialiste, selon la chef de l'opposition officielle à Queen's Park, Andrea Horwath.

Une femme.

Une résidente de Kingston, Kathryn Hay, ne comprend pas pourquoi l'accès aux médecins de famille est si limité dans la région.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Pepin

J’ai des problèmes de mâchoire et je vis avec de la douleur au quotidien. J’ai réussi à me trouver un médecin de famille à Brockville, à 45 minutes de route de chez moi. Je dois prendre des jours de congé pour le consulter. C’est éprouvant, dit Kathryn Hay, une résidente de Kingston.

Nous devrions être en mesure de trouver des médecins dans cette ville. On voit des chantiers de construction partout et la ville tente d’attirer des gens dans la région, mais on ne peut se trouver un médecin. C’est inacceptable.

Kathryn Hay, résidente de Kingston

Une autre femme qui habite la région depuis trois ans n'a toujours pas trouvé un médecin de famille.

La somme de 1,2 milliard de dollars à investir dans le secteur de la santé, suggérée dans la plateforme électorale du NPD, n’est qu’un point de départ pour remédier à la situation, selon Andrea Horwath.

Des familles de Kingston ont partagé des histoires personnelles déchirantes aujourd'hui. Des femmes enceintes sont obligées de se déplacer dans une autre ville juste pour une visite chez le médecin. Il est temps de remédier à cette pénurie de médecins, dit la chef néo-démocrate.

Une table ronde.

La chef néo-démocrate, Andrea Horwath, tenait à rencontrer des résidents de Kingston qui sont directement touchés par le manque de médecins de famille dans la région.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Pepin

C’est inquiétant de voir que [le gouvernement de Doug Ford] envisage de faire des coupures importantes.

Andrea Horwath, chef du NPD

Les résidents de Kingston peuvent attendre plus de 13 heures dans une salle d'urgence pour des cas dits complexes et le taux d'occupation de l'hôpital général de Kingston dépasserait 100% depuis 2012, selon un communiqué du NPD.

Encore une fois, j’exhorte le premier ministre Ford à penser à ce qui tient le plus aux Ontariens, leur santé, et de s’assurer que sa mise à jour économique de l’automne inclut des investissements en santé plutôt que des coupures, dit Andrea Horwath.

Réaction à la démission de l'ancien ministre Jim Wilson

De passage à Kingston, la chef de l'opposition officielle a réagi à l'allégation qui pèse contre Jim Wilson, maintenant ancien ministre ontarien du Développement économique, de la Création d'emploi et du Commerce.

L’administration de Doug Ford a publié un communiqué de presse qui ne mentionnait pas tous les détails de la raison pour laquelle M. Wilson démissionnait, dit Mme Horwath.

Le premier ministre essayait-il d'induire le public en erreur? Pensait-il que l'allégation d’inconduite sexuelle contre M. Wilson n’allait pas être découverte?

Andrea Horwath, chef du NPD

C’est décevant. C’est inquiétant de voir comment le premier ministre agit en manquant de transparence, ajoute-t-elle.

Il s'agirait d'une allégation d'inconduite sexuelle qui a mené à la démission de Jim Wilson, selon trois sources qui ont accepté de parler à condition que CBC/Radio-Canada conserve leur anonymat.

Le premier ministre Ford n’a pas publiquement commenté le départ de Jim Wilson.

Avec les informations de Frédéric Pepin.

Toronto

Politique provinciale