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Le journal de bord de la Fureteuse dans la région de Bellegarde

Une photo des gens et des endroits visités par Nicole Lavergne-Smith
Un exemple des souvenirs de la Fureteuse à la suite de son passage dans la région de Bellegarde. Photo: Radio-Canada / Nicole Lavergne-Smith

En tant que Fureteuse fransaskoise, je voulais vraiment aller à Bellegarde, mais je n'avais pas encore d'histoires précises à couvrir. J'ai donc fait un appel à tous pour que des membres de la communauté et des amis me suggèrent des endroits à visiter et des gens à rencontrer dans cette région du sud de la Saskatchewan. Je peux vous dire que je ne me suis pas ennuyée.

Un reportage de la Fureteuse fransaskoise Nicole Lavergne-Smith

J'adore découvrir une région en fonction des recommandations reçues par ceux qui la connaissent. J'ai même remarqué que parfois les meilleures suggestions viennent des personnes qui ne sont pas originaires de la région en question.

Peut-être que c'est parce que lorsqu'on vient d'un endroit, c'est difficile de savoir ce que les visiteurs vont aimer le plus.

La patinoire

Images de Delphine Lenouail à la patinoire de Bellegarde La Fureteuse à la patinoire de Bellegarde Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne-Smith

Plusieurs m'ont parlé de la patinoire de Bellegarde comme étant un lieu de rassemblement pour la communauté.

Delphine LeNouail, une élève du secondaire, me dit que c’est son endroit préféré dans la municipalité. L’hiver, elle vient patiner et voir des matchs de hockey. Son père joue pour l’équipe récréative de l'endroit.

Sur les murs, il y a de nombreuses photos des anciennes équipes de hockey et des créations des élèves de Bellegarde qui ont décoré l'aréna.

L'école

Un collage d'images prises dans la classe de Cassandra Poirier. Une visite dans la classe de Cassandra Poirier Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne-Smith

L’école de Bellegarde est au coeur de la communauté d’environ 35 habitants. C’était mon premier arrêt après mon départ de Saskatoon, 5 heures et demie plus tard. L’accueil était chaleureux.

Je suis venue ici parce que je voulais rencontrer une nouvelle enseignante, Cassandra Poirier. Elle vient de terminer ses études à l’Université de Regina. Cette diplômée talentueuse, capable d’enseigner dans les deux langues officielles, avait l’embarras du choix lorsqu'est venu le temps de se trouver un emploi.

Mais, c’était son rêve de revenir enseigner dans la communauté où elle a grandi. Ses amis, sa famille, son fiancé et la communauté qu’elle aime sont ici.

Cassandra Poirier estime que c'est une communauté qui déborde de vitalité. Les gens se parlent en français, se rassemblent et s’aiment.

La Salle Hotel

Collage fait par la Fureteuse du bar à Antler en Saskatchewan. Images d'un chevreuil, un ours, un menu, une enseigne, les propriétaires du retaurantPour la première fois, j'ai goûté à la fameuse soupe d'Antler. Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne-Smith

Plusieurs personnes m’ont dit : « la soupe, il faut aller à la Salle à Antler pour la soupe! ». Antler, c'est à 10 minutes de Bellegarde.

En arrivant, je remarque tout de suite l'enseigne du commerce qui est délavée par le temps ainsi qu'une affiche sur la porte d’entrée qui m'informe qu'un chien de garde est en poste après les heures d’ouverture.

Je prends mon courage à deux mains et j’ouvre la porte. Le restaurant-bar est un peu comme un retour dans le temps.

À l’intérieur, il y a des bustes d’animaux empaillés sur tous les murs, un grand tapis témoin d’innombrables soirées bien arrosées et une serveuse en pleine période d'achalandage du midi.

Elle se nomme Kim Hawkins. Elle et son conjoint, Dale, sont propriétaires de l'endroit depuis 22 ans.

Quand elle est devenue propriétaire, elle a commencé tranquillement à cuisiner de la soupe.

Sur le menu qu'on m'a offert, il y avait, sans mentir, une vingtaine de saveurs de soupes différentes.

J’ai choisi celle aux épinards et au bacon. C'était bon, mais je ne suis pas convaincue que ce soit ma préférée. Il va falloir que j'y retourne goûter les autres!

L'Association communautaire francophone de Bellegarde

Une image de Tanya Reimer et l'édifice de l'ACFBUn arrêt à l'ACFB pour voir Tanya Reimer Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne-Smith

On ne peut pas visiter Bellegarde sans rencontrer Tanya Reimer, la directrice communautaire de l’Association communautaire francophone. N’importe quel collègue Radio-Canadien qui a une question au sujet de la communauté de Bellegarde communique avec Tanya Reimer. Elle est agréable et elle connait tout le monde.

Cela fait maintenant douze ans qu’elle est directrice communautaire. Elle dit que le développement communautaire prend du temps. Aujourd'hui, elle explique être en mesure de bien observer les effets de son travail. Les jeunes qui étaient en première année quand elle a commencé ont maintenant fini l’école. Après toutes ces années, c'est plus facile pour elle de voir que son travail a porté fruit.

Le Terrie’s Bistro à Redvers

Images de la visite au resturant Terrie's Bistro. Une image de Terrie, de gâteau, de muffins et du menu.Une visite à Terrie's Bistro à Redvers Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne-Smith

En parcourant un petit 15 minutes à l'ouest de Bellegarde, j’arrive à Terrie’s Bistro en quête d’un bon café et je ne suis pas repartie déçue.

Je suis tout de suite charmée par le décor du bistro. Si je vivais à Bellegarde, c’est ici que je viendrais jaser pendant des heures en sirotant un mocaccino et en mangeant un énorme morceau de gâteau.

La propriétaire, Terrie Cop, habite à Bellegarde. Elle prend le temps de s'asseoir quelques minutes avec moi pour discuter. Vers midi, elle souligne qu'il y a une file d'attente pour ses soupes, ses salades et ses desserts.

Infirmière retraitée, elle a ouvert le restaurant à Redvers pour donner une option santé aux gens de la région.

Originaire de Winnipeg, elle a marié un fermier de Bellegarde et a toujours rêvé être propriétaire d’un petit restaurant.

Rêve réalisé. Je pense que tout le monde la remercie d’avoir rêvé ainsi.

Le steak pit de l'hôtel Arlington

Images en collage de la visite au restaurant. On voit un steak, un homme qui s'appelle Carl, la Fureteuse fransaskoise Nicole Lavergne-Smith.Une première pour moi : un restaurant où on fait griller soi-même sa viande. Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne-Smith

C’était ma première expérience dans un steak pit : un restaurant où il y a un barbecue à l'intérieur sur lequel les clients font cuire leur steak.

Il y a quelques steak pit dans la région, mais plusieurs personnes m’ont dit que celui de Maryfield, à 30 minutes de Bellegarde, est le meilleur.

Je suis arrivée à l’heure du souper et comme dans plusieurs restaurants dans une petite communauté, tout le monde s'est retourné vers l'entrée pour regarder qui arrive.

Je me suis assise à une table dans un coin, juste à côté du grill pour ne pas trop attirer l’attention.

J’étais seule à cuire mon steak, mais pas pour longtemps, parce que finalement, un chasseur du Michigan aux États-Unis, Carl Kasischke, a installé sa viande pour la cuisson, juste à côté de moi.

Il participe à un voyage de chasse au Manitoba d'une durée d'un mois. Il m'a expliqué qu'il vient en Saskatchewan chaque semaine spécialement pour manger à ce restaurant.

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