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Ce qu’il faudra rénover avant les Jeux de 2026 à Calgary

Un athlète s'entraîne au skeleton sur la piste de Calgary.
La piste de Calgary, construite pour les Jeux de 1988, accueillerait les compétitions de skeleton, de luge et de bobsleigh. Photo: La Presse canadienne / Jeff McIntosh
Radio-Canada

L'occasion de moderniser les infrastructures sportives héritées des Jeux olympiques de 1988 représente un argument d'envergure pour l'obtention des Jeux d'hiver à Calgary en 2026. Si certaines installations héritées des Jeux ont grand besoin de rajeunissement, d'autres pourront sans doute durer encore même sans nouvelle aventure olympique.

Un texte de François Joly

L’Anneau olympique de Calgary, 30 ans après sa construction, est encore l’une des patinoires les plus rapides du monde. L’altitude, de même que l’air sec des Prairies, offre des avantages avec lesquels seul l’anneau olympique de Salt Lake City est en mesure de rivaliser.

La patinoire, située sur le campus de l’Université de Calgary, commence toutefois à montrer son âge. Les installations mécaniques qui permettent de créer et de maintenir le froid devront être remplacées au cours des prochaines années. La salle mécanique et la tuyauterie qui passe sous la glace se font vieillissantes. Elles demandent chaque année davantage d’entretien pour continuer à fonctionner.

Ce texte fait partie d'une série en deux volets. Le camp du non est également actif à Calgary. Plusieurs opposants aux Jeux olympiques remettent en question les bénéfices économiques qui en découleraient. Ils souhaitent offrir une autre vision pour l'avenir de Calgary.

« En ce moment, la fin de vie des installations est prévue pour 2030, explique le directeur de l’Anneau olympique, Yves Hamelin. On parle d’un peu plus de 40 ans de vie utile. Tu peux toujours étirer encore, mais quand vient le temps, quand tes installations arrivent à cet âge-là, tu deviens de plus en plus fragile et quand tu accueilles des athlètes de partout à travers le monde, tu ne peux pas te permettre de ne pas fournir le service. »

Yves Hamelin, dans le couloir où passent les tuyaux transportant les fluides qui refroidissent la glace.Selon Yves Hamelin, réparer la machinerie et les tuyaux qui transportent les fluides de refroidissement coûterait environ 50 millions de dollars. Photo : Radio-Canada

Les travaux de réfection coûteraient près de 50 millions de dollars.

L'Anneau olympique est d'ailleurs loin d'être la seule installation héritée des Jeux de 1988 en mal de rajeunissement. Au total, 500 millions de dollars seraient injectés dans la rénovation des installations sportives, dont le stade McMahon et le Saddledome, qui bénéficieraient chacun d'une remise à nouveau.

« Un avantage immense »

Toutes les installations de 1988 n'auront pas besoin d'être reconstruites pour accueillir les Jeux. Une somme de 10 millions de dollars est déjà prévue pour rénover la piste de bobsleigh, par exemple. Des travaux supplémentaires seront toutefois nécessaires pour y tenir des compétitions olympiques.

Helen Upperton au bord de la piste de bobsleigh avec les anneaux olympiques en arrière-plan.La bobeuse Helen Upperton au bas de la piste de Calgary. Photo : Radio-Canada

« Les bâtiments situés au sommet de la piste sont beaucoup trop petits, explique Helen Upperton, qui a remporté une médaille d’argent en bobsleigh aux Jeux de Vancouver. Il faudrait construire de nouvelles installations en haut et en bas de la piste pour ranger les traîneaux et abriter les arbitres, notamment. »

L'accueil des Jeux permettrait également de renforcer la place de Calgary en tant que capitale des sports d'élite. L'ancien skieur olympique Louis-Pierre Hélie voit un avantage immense dans la construction d'une piste de descente à Nakiska.

Louis-Pierre Hélie en entrevue au bas des pentes de Nakiska.Le skieur Louis-Pierre Hélie souhaite la construction d'une nouvelle piste de descente pour faciliter la préparation des athlètes. Photo : Radio-Canada

« C’est un avantage immense. Avoir une piste de descente complète pour tous les Canadiens, les jeunes de la Colombie-Britannique, du Québec et de l'Alberta, ils pourraient tous venir s'entraîner ici, explique-t-il. À Lake Louise, c'est impossible de s'entraîner, c'est les coupes nord-américaines, puis la Coupe du monde et après c'est réservé au public. »

Pour le porte-parole du groupe Oui Calgary 2026, Michel Berdnikoff, les 5 milliards de dollars qui accompagnent la tenue de la manifestation sont une occasion sans précédent de préserver l'héritage des Jeux de 1988.

« Lorsqu’on a autant de ressources pour ranimer tout ça, c'est sûr qu'on relance l'esprit olympique, croit-il. Les avantages vont se faire ressentir pendant encore des décennies, comme quelques-uns des bénéfices hérités de 1988 se font sentir encore aujourd'hui. »

Depuis 30 ans, ces avantages ont attiré des centaines d'athlètes à Calgary, qui espèrent aujourd'hui pouvoir transmettre cet héritage à la prochaine génération.

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