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Esprit de réconciliation chez les anthropologues de l’Université de la Saskatchewan

Une personne qui déblaie un os avec un pinceau.
Les archéologues et les anthropologues de l'Université de la Saskatchewan trouvent qu'ils n'ont pas assez soutenu les efforts de réconciliation avec les Premières Nations. Photo: AFP / Raymond Roig

Le Département d'archéologie et d'anthropologie de l'Université de la Saskatchewan a souligné son 50e anniversaire avec des excuses sur la façon dont il a mené des recherches sur les peuples autochtones dans le passé.

« Alors que nous oeuvrerons pour la réconciliation, nous n’oublions pas les erreurs du passé », indique un communiqué du département.

Cette déclaration a été remise au Centre étudiant Gordon Oakes Red Bear le mois dernier. Le personnel du département s'est excusé pour les actes répréhensibles de ses prédécesseurs.

« L'Université a adopté l'idée de la réconciliation et nous a tous encouragés à l'accepter », a déclaré le professeur James Waldram.

Il nous a semblé logique de formuler une réponse officielle.

James Waldram, professeur au Département d'archéologie et d'anthropologie

Dans la déclaration, le département affirme que les premiers archéologues et anthropologues ont jeté les bases des recherches sur la décolonisation menées aujourd'hui. Toutefois, le document insiste aussi sur le fait qu’ils n’ont pas voulu que leurs travaux aient d’impact sur la société ou sur les politiques.

L'engagement communautaire a commencé à apparaître dans les années 1960 et a repris dans les années 1980 et 1990. Selon le département, c’est aux archéologues et aux anthropologues que revient la charge d’informer le public au sujet des avancées sur les études autochtones.

« Il s'agit d'une approche ancrée dans le développement de partenariats équitables avec les communautés autochtones, et la compréhension et le règlement des problèmes actuels », lit-on dans le communiqué.

Des recherches partiales

Le département réaffirme son engagement dans le processus de réconciliation. Il le définit comme un examen ouvert, honnête et critique de ses relations avec les peuples autochtones du Canada et du monde entier.

« La réconciliation commence par une reconnaissance des erreurs passées dans notre discipline », peut-on lire dans le communiqué. Le département désire aussi améliorer sa façon de faire des recherches, en partenariat avec les Premières Nations.

« Cela n'a pas toujours été fait en harmonie avec les codes éthiques autochtones locaux pour l'acquisition et le partage de connaissances, précise le communiqué. Les interprétations des résultats ne sont pas non plus toujours renvoyées aux communautés pour assurer leur véracité. »

Le département voit sa déclaration comme le début d’une collaboration fructueuse avec les peuples autochtones.

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