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Les filles se rétablissent plus lentement des commotions cérébrales, suggère une étude

Andrée-Anne Ledoux répond aux questions d'un journaliste dans les studios de Radio-Canada Ottawa-Gatineau.

Andrée-Anne Ledoux, chercheuse à l’Institut de recherche du CHEO et auteure principale de l’article

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une étude de l'Université d'Ottawa suggère que les adolescentes qui ont subi une commotion cérébrale pourraient présenter des symptômes jusqu'à trois fois plus longtemps que leurs homologues masculins.

L'auteure principale de l’article et chercheuse à l’Institut de recherche du Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario (CHEO), Andrée-Anne Ledoux, a indiqué avoir fait cette découverte en étudiant des données provenant de 2716 enfants et adolescents.

On remarque que le gain de rétablissement arrive vraiment dans la première semaine après avoir eu la commotion, a expliqué la docteure en psychologie expérimentale. Après, on voit dans les courbes de rétablissement qu’il y a un plateau ou il y a très peu de gain par la suite.

Chez les participants à l'étude âgés de 5 à 7 ans, le rétablissement s'est fait dans les deux premières semaines. Pour les 8 à 18 ans, la majorité des symptômes d'une commotion se sont dissipés dans les deux premières semaines; ensuite, il y a eu un plateau de la deuxième à la quatrième semaine.

Là où se trouve la différence, c’est chez les adolescents, entre les filles et les garçons. Chez les filles, le rétablissement est plus long, a constaté la chercheuse.

Alors que chez les garçons, la majorité des symptômes disparaissent après 2 semaines, chez les filles, ils peuvent perdurer jusqu’à 12 semaines après une commotion, selon Mme Ledoux.

Plusieurs facteurs en jeu

Mme Ledoux a soutenu qu'à l'adolescence, certains nerfs dans le cerveau sont plus développés chez les garçons que chez les filles, ce qui pourrait expliquer en partie pourquoi ceux-ci se rétablissent plus rapidement d’une commotion.

Le cou plus fort chez les garçons, les hormones et d'autres facteurs psychosociaux peuvent aussi entrer en ligne de compte dans le rétablissement après une commotion cérébrale.

Mme Ledoux a rappelé qu'il existe beaucoup de symptômes différents en ce qui a trait aux commotions, dont des maux de tête, des nausées et de l'inattention. Elle a indiqué qu'elle souhaite pouvoir comparer le rétablissement selon les groupes d’âge et non seulement selon le sexe.

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