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Continuer de vivre en français dans un nouvel environnement anglophone

Une femme choisit des vêtements.
Le Centre communautaire francophone Windsor-Essex-Kent offre des vêtements aux nouveaux arrivants à l'occasion de la Semaine de l'immigration francophone. Photo: Radio-Canada / Marie-Hélène Ratel
Radio-Canada

La barrière de la langue est l'un des nombreux défis auxquels font face les immigrants francophones qui s'installent dans une région majoritairement anglophone, comme celle de Windsor-Essex.

Un texte de Marie-Hélène Ratel

Certains témoignent de l'important soutien des membres de la communauté francophone sur lequel ils ont pu compter à leur arrivée.

S’installer dans un nouveau pays, s’adapter à de nouvelles coutumes, créer une nouvelle routine de vie, le tout en apprenant une nouvelle langue.

C’est la réalité de bien des immigrants francophones qui viennent s’installer dans une région où le français est une langue minoritaire.

Julie Lupetu s’est installée avec ses trois jeunes enfants à Windsor en août dernier, après être arrivée de la République démocratique du Congo.

Julie Lupetu vit au Canada avec ses trois enfants depuis août 2018.Julie Lupetu vit au Canada avec ses trois enfants depuis août 2018. Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Ratel

En quelques mois à peine, elle a commencé à établir ses repères.

Elle est très reconnaissante du soutien qu’elle a reçu des francophones de la région, dont plusieurs membres de la communauté africaine qui ont déjà vécu un parcours similaire.

C'est un peu difficile de trouver des services en français, mais il y en a, et j'ai commencé des cours d'anglais pour m'intégrer.

Julie Lupetu, immigrante au Canada depuis l'été 2018

Julie Lupetu vit pour l’instant dans un centre d’accueil pour réfugiés en attendant que son dossier soit étudié, mais elle demeure positive.

Elle est reconnaissante que ses trois enfants fréquentent une école de langue française.

La patience est de mise

Moussa Keita aux côtés de sa soeur.Agrandir l’imageMoussa Kaeita a immigré au Canada avec sa soeur en 2016. Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Ratel

L’important, selon Moussa Keita qui est arrivé à Windsor il y a deux ans, c’est de rester patient.

Ici, c’est petit à petit. On s’adapte. Ce n’est pas d’un coup qu’on peut tout avoir et s’adapter.

Moussa Keita, immigrant au Canada depuis 2016

Il termine présentement son diplôme d’études secondaires dans l’espoir de trouver prochainement un emploi à temps plein.

Originaire de la Côte d’Ivoire, il a vécu 15 ans dans un camp de réfugiés en Guinée avant d’immigrer au Canada.

Il apprend l’anglais et dit parvenir à se débrouiller de plus en plus dans son nouvel environnement.

Une corde à linge communautaire

Chaque année dans le cadre de la semaine de l’immigration francophone, le Centre communautaire francophone de Windsor-Essex-Kent organise une corde à linge communautaire.

Des vêtements pliés sur des tables dans une salle.La corde à linge communautaire du Centre communautaire francophone Windsor-Essex-Kent. Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Ratel

Les gens sont invités à se préparer pour l’hiver en choisissant des vêtements qui leur conviennent, parmi des dons des membres la communauté.

D’emblée lorsque je les reçois, je leur dis : sentez-vous à l’aise, prenez tout ce qui pourrait plaire à votre entourage.

Marie-Ève Pichette, coordonnatrice au Centre communautaire francophone de Windsor-Essex-Kent

Dans certains cas, ce sont les jeunes qui fréquentent ce centre et qui informent leurs parents de l’initiative, selon la coordonnatrice du Centre communautaire francophone de Windsor-Essex-Kent, Marie-Ève Pichette, qui se réjouit toujours de rencontrer de nouveaux arrivants.

L’événement a lieu dans l'édifice du centre d'orientation des adolescents situé au 395 chemin Tecumseh Ouest.

La corde à linge communautaire a lieu de 13 h à 18 h jusqu’au 8 novembre.

Windsor

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