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La sécurité dans les autobus est une priorité, selon le syndicat des transports en commun

Un autobus est arrêté lelong d'un trottoir, et devant, ul y  une voiture de police.

Le syndicat des chauffeurs estime qu'une présence policière dans les autobus est nécessaire pour assurer la sécurité des passagers et de ses membres.

Photo : Radio-Canada / (John Einarson/CBC

Radio-Canada

À la suite d'une série d'incidents violents, le syndicat des transports en commun exhorte le nouveau conseil municipal de Winnipeg à faire de la sécurité dans les autobus une priorité, en y assurant une présence policière.

« Il est nécessaire de reprendre le contrôle avant que ça n’aille plus loin », affirme le président du syndicat Amalgamated Transit Union (ATU), Aleem Chaudhary, au sujet de la sécurité dans les autobus de Winnipeg Transit.

Le nouveau conseil municipal, élu le 24 octobre, sera assermenté mardi. Pour Aleem Chaudhary, c'est l'occasion idéale de faire de la sécurité une préoccupation majeure et de soulever à nouveau la question de la présence de policiers en civil dans les autobus. Il précise que cela fait près de deux ans que son organisation réclame cette présence policière.

Nous avons besoin d'un environnement de travail meilleur et plus sûr.

Aleem Chaudhary

« Les auteurs de ces crimes reculeraient et y réfléchiraient peut-être à deux fois » s’ils savaient que la personne assise à côté d’eux pourrait être un agent de police, estime-t-il.

Le directeur général de la patrouille communautaire Bear Clan, James Favel, indique que son organisme est prêt à offrir cette présence sécuritaire.

Un homme avec une barbe et un bonnet noir regarde le logo sur son pull noir. C'est un rond blanc cassé sur lequel est inscrit Bear Clan.

Le directeur général de la patrouille Bear Clan, James Favel, montre le logo du groupe.

Photo : CBC

Il espère conclure un accord avec la Ville pour que les membres de son organisme puissent prendre l'autobus gratuitement lorsqu’ils portent l’uniforme du Bear Clan. En échange, ils veilleraient à y assurer la sécurité. Aleem Chaudhary se dit favorable à l’idée.

James Favel a rencontré l’administration municipale à ce propos lundi. Il se montre cependant sceptique quant à la conclusion d’un accord prochainement. Il explique avoir eu plusieurs conversations avec la Ville depuis le printemps, mais que « jusqu'à présent, rien n'a été fait ».

Dimanche, ce sont deux membres bénévoles du Bear Clan qui sont intervenus à la suite de menaces proférées envers un passager.

Des « problèmes sous-jacents »

Dimanche vers minuit, Jonathan Meikle et Matthew Brian Shorting étaient dans un autobus au croisement de l’avenue Graham et de la rue Donald, lorsqu’un homme est monté à bord et a proféré des insultes et des menaces à caractère racial envers un passager.

Les deux hommes sont intervenus pour neutraliser l’individu en attendant l’arrivée de la police. « J'étais dans un match de lutte, et j'étais en plein dans l’instinct de survie », se souvient Jonathan Meikle.

« Il met ma vie en danger, il menace mon meilleur ami juste à côté de moi, il menace tout le monde autour de lui. Et même s'il se libère sans le couteau, il est toujours une menace », explique-t-il.

Deux jeunes hommes sont assis sur un fauteuil. Celui de gauche a les cheveux courts noirs et parle en levant les mains. Celui de droite avec de longs cheveux bruns l'écoute, le regard tourné vers le bas, dans le vague.

Jonathan Meikle, à gauche et Matthew Brian Shorting, à droite.

Photo : CBC

Pendant son intervention, Jonathan Meikle a été blessé au couteau à la jambe, ce qui lui a valu huit agrafes chirurgicales.

D’après la police, qui précise que l’alcool serait en jeu, le suspect avait détroussé une première victime un peu plus tôt sous la menace d'un couteau.

Jonathan Meikle et Matthew Brian Shorting ont tous deux manifesté de l’empathie pour le suspect. « Je ne peux pas imaginer les choses qu'il a traversées pour arriver là où il se trouve – pour vouloir menacer le public », souligne Matthew Brian Shorting.

Quant à Jonathan Meikle, il avoue avoir récemment fêté une année de sobriété. « Ce n'est qu'un exemple parmi d'autres de l'évolution positive de ma vie. J'ai été capable de faire ce qui était juste », dit-il.

« En tant que société, nous devrions examiner davantage les problèmes sous-jacents, la dépendance et la pauvreté, et comment cela a créé cet incident », estime-t-il.

Manitoba

Prévention et sécurité