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La Communauté métropolitaine de Montréal adopte une déclaration d'urgence climatique

Un canard dans une rue inondée, devant un véhicule qui a de l'eau jusqu'en haut des portières
Au printemps 2017, des inondations ont frappé certains secteurs de l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville, à Montréal. Photo: Radio-Canada / Simon-Marc Charron

La Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) a adopté une « déclaration citoyenne universelle d'urgence climatique » sur la nécessité de réduire rapidement les émissions de gaz à effet de serre.

La CMM s’inspire d’une déclaration rédigée et promue par des militants environnementalistes, qui tentent de la faire adopter par les municipalités afin qu’elles puissent à leur tour exercer une pression politique sur les instances supérieures.

La mairesse Valérie Plante, qui est aussi présidente de la CMM, se défend d’avoir voulu diluer la déclaration des militants.

« L’esprit de la motion est là, mais pour nous c’était important de l’inscrire dans les processus et les procédés qu’on a. On a la chance d’avoir un plan qui agit sur la lutte contre le changement climatique. C’est pour ça que c’est phrasé différemment. On n’a pas à être convaincu qu’il faut agir sur les changements climatiques. Il faut convaincre les autres acteurs autour de la table », a-t-elle dit en marge de la réunion.

La déclaration adoptée par la CMM appelle à continuer de mettre en œuvre les mesures du Plan métropolitain d’aménagement et de développement du Grand Montréal 2031 (PMAD) qui visent à freiner la hausse des émissions de gaz à effet de serre (GES), notamment par la densification des milieux de vie, l’augmentation de l’utilisation du transport en commun et la protection des milieux naturels et agricoles.

Elle mentionne entre autres que la majorité des émissions de GES sur le territoire de la CMM proviennent du secteur du transport, et que le Grand Montréal subit déjà les conséquences des changements climatiques : pluies et crues, épisodes de canicule, prolifération d’espèces exotiques envahissantes.

Elle demande aux gouvernements du Canada et du Québec, à l'Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) ainsi qu'aux MRC et municipalités d'accélérer la mise en œuvre d'initiatives de réduction des émissions de gaz à effet de serre et d'adaptation aux changements climatiques.

« Cette résolution vient réitérer nos demandes aux gouvernements pour le financement des projets métropolitains pour un Grand Montréal plus durable, que ce soit en mobilité, en protection, mise en valeur et acquisition des milieux naturels et gestion des risques d'inondation », a souligné Valérie Plante dans un communiqué.

La déclaration reconnaît que pour limiter à 1,5 degré le réchauffement planétaire, il est nécessaire de transformer rapidement les secteurs de l’aménagement du territoire, de l’énergie, de l’industrie, du bâtiment, des transports et de l’urbanisme, comme l’indique le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) dans son rapport publié au début d’octobre.

La CMM regroupe 82 villes de la région de Montréal, qui représentent 4 millions de personnes, soit la moitié de la population québécoise.

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