•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le Bloc québécois lance une vaste consultation publique

Mario Beaulieu, chef intérimaire et président du Bloc québécois.
Mario Beaulieu, chef intérimaire et président du Bloc québécois. Photo: La Presse canadienne / Ryan Remiorz
Radio-Canada

Le Bloc québécois invite tous les Québécois « indépendantistes ou qui prennent à cœur la défense des intérêts du Québec à Ottawa » à participer à son chantier de « refondation », qui vise à amasser les suggestions afin de renouveler complètement son programme pour le mettre au diapason des préoccupations de la population.

Le Bloc demande aussi aux participants de lui suggérer un nouveau nom ainsi que des changements à ses statuts et à ses règlements.

« Le contexte est très bon » pour que le parti reprenne de la vigueur à Ottawa et voie son nombre de députés augmenter, a estimé le chef intérimaire du Bloc Québécois, Mario Beaulieu, en entrevue à Midi info. « Il y a de la division chez les conservateurs, et au NPD c’est très difficile », a-t-il souligné.

M. Beaulieu a continué à maintenir que le Bloc a toujours sa raison d’être à Ottawa et que « c’est en défendant les intérêts du Québec en tant que nation qu’on démontre l’importance d’être indépendant ».

On est là pour faire respecter les choix du Québec.

Mario Beaulieu, chef intérimaire du Bloc québécois

Sur la question de l’immigration, de la laïcité, de la langue, Mario Beaulieu a dit être prêt à défendre les choix des Québécois, « qui viennent de choisir un nouveau gouvernement ». Il a toutefois affirmé ne pas être le porte-parole de la Coalition avenir Québec (CAQ), mais bien celui « de tous les consensus québécois ».

« Par exemple, les Québécois viennent de choisir un gouvernement qui veut abaisser les seuils d’immigration à 40 000 personnes par année. Mais Ottawa veut au contraire imposer une augmentation des immigrants que le Québec va recevoir à 70 000 d’ici trois ans », dénonce-t-il.

Une année difficile

Le Bloc québécois a connu une crise importante en début d’année, après la démission de sept de ses dix députés, qui reprochaient à leur chef Martine Ouellet d'être incapable de rassembler les membres et de s'entêter à parler d’indépendance plutôt que de défendre les intérêts du Québec à Ottawa.

En juin, lors d’un vote de confiance, 67 % des membres votants l'ont désavouée, un résultat qui l’a poussée à démissionner.

Le Bloc a ensuite retrouvé ses députés dissidents, qui avaient un temps envisagé l'option de fonder leur propre parti, Québec debout.

Pour pouvoir participer à la consultation organisée par le parti, il faut en être membre ou encore devenir simplement membre du chantier de refondation, au coût de 5 $.

Les participants pourront aller faire leurs propositions en ligne ou dans des assemblées publiques, où ils pourront dans les deux cas voter.

Le nouveau programme du parti sera adopté lors du congrès de refondation qui devrait se tenir à la fin février, alors que seront présentées les propositions qui ont obtenu le plus grand nombre de voix.

Politique fédérale

Politique