•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Sortir de sa coquille, un arrêt à la fois

Tyler David, gardien

Photo : Radio-Canada / Kim Vallière

Radio-Canada

Lorsqu'il foule l'herbe du terrain de soccer, Tyler David devient plus confiant. Sa démarche change et cette timidité qui le freine lorsqu'il doit parler devant sa classe ou aborder un étranger le quitte. Quand il s'installe entre ses poteaux, il devient le gardien de but qui rêve de faire carrière dans le sport professionnel.

Un texte de Kim Vallière

Lorsqu'il a fait ses débuts devant le filet, il y a trois ans, l'adolescent peinait à communiquer adéquatement avec les défenseurs devant lui. Il a rapidement compris que cette position qu'il aimait tant venait avec plus de responsabilités qu'uniquement arrêter des ballons.

Quand j'ai commencé, j'étais gêné, c'est sûr. C'était nouveau pour moi. Je n'aimais pas ça diriger le monde. Mais avec le temps, je me sens plus confiant. Quand je suis capable de diriger, c'est beaucoup plus facile pour moi, parce que j'ai moins de tirs, explique le jeune homme de 16 ans. Ça aide beaucoup dans ma vie aussi. Tu te sens plus confortable à avoir des conversations et dans les présentations, ça aide à parler plus.

Tyler, c'est une force tranquille.

Philippe Lauzon, entraîneur des Kodiaks de l'École secondaire catholique régionale de Hawkesbury

Son entraîneur avec les Kodiaks de l'École secondaire catholique régionale de Hawkesbury observe la transformation qui s'exerce chez son joueur. « Je dirais qu'il est introverti. Mais quand il est dans le but, il s'affirme, il va exercer un leadership envers ses coéquipiers », indique Philippe Lauzon.

Des joueurs de soccer dans un caucusAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les Kodiaks de l'École secondaire catholique régionale de Hawkesbury, avant le début d'un match

Photo : Radio-Canada / Kim Vallière

Le natif de l'Est ontarien sait qu'il doit continuer à travailler sur sa communication s'il veut réussir à percer. Il espère un jour porter l'uniforme d'une équipe professionnelle, que ce soit en Europe ou dans la nouvelle Canadian Premier League (CPL). D'ici quatre ou cinq ans, se fixe-t-il comme échéancier.

Il rêve aussi de représenter le Canada sur la scène internationale et avoue qu'il aimerait bien se faire remarquer par l'équipe nationale avant la Coupe du monde de 2026, qui aura lieu au Canada, aux États-Unis et au Mexique.

Il songe aussi à la possibilité d'aller étudier dans une université américaine, de qui il aimerait obtenir une bourse pour jouer en première division de la NCAA. Il faut que je sois bon dans tous mes cours et il faut que j'aille dans des showcases pour que les universités me regardent [...] ça me pousse à rester au plus haut niveau et d'essayer d'avoir des bonnes notes. C'est une motivation pour m'aider à l'école, raconte l'athlète, qui essaie de modeler son jeu sur celui de David de Gea, le gardien du Manchester United.

Un gardien de soccer réalise un arrêt.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Tyler David à l'entraînement

Photo : Radio-Canada / Kim Vallière

De longues heures sur la route

Dans une ville comme Hawkesbury où le hockey est roi, David doit passer de nombreuses heures sur la route afin de s'entraîner avec une équipe du plus haut calibre disponible pour un joueur de son âge. Cinq ou six fois par semaine, lui et ses parents prennent le chemin de Pierrefonds, au Québec, pour une séance avec les clubs AA et AAA des Cobras. Une heure pour l'aller, une heure pour le retour.

Il y a bien des fois où je dois dire non à mes amis pour aller chez eux. Il faut que mon travail soit aussi très flexible parce que je suis tout le temps, tout le temps, parti.

Tyler David, gardien de but

Mes parents me conduisent. Des fois, ils ne peuvent pas faire de plan ou ils sont fatigués, mais il faut qu'ils y aillent quand même. C'est sûr que c'est beaucoup pour eux autres et évidemment, j'apprécie beaucoup, reconnaît l'aîné de deux garçons.

Il croit que les sacrifices en valent la peine. Avec Pierrefonds, il y a une équipe d'Espagne qui nous regarde tout le temps. Aussi, parce que c'est au Québec, l'Académie de l'Impact est tout le temps en train de chercher. Ils sont aussi très bons pour les universités et les professionnels, donc c'est pour ça que j'adore ça, avoir des bonnes occasions, précise le Franco-Ontarien.

David est le seul joueur ontarien qui s'aligne avec les Cobras. L'an dernier, il a également fait partie du programme de performance de l'Académie de l'Impact de Montréal, où il a pu compter sur les conseils d'un entraîneur qui a oeuvré auprès de gardiens en Europe.

On pratiquait à la même place que l'Impact. C'était super le fun, on a même vu des joueurs de l'équipe passer. Juste être là, c'était vraiment quelque chose de spécial. Ça me poussait beaucoup pour continuer à m'entraîner, juste de savoir que l'Impact est au bout de mes doigts, souligne-t-il.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Ottawa-Gatineau

Soccer