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La conférence nationale sur l’itinérance : des outils pour mieux aider les sans-abri

Un sans-abri assis dans le rue, avec des passants en arrière-plan

Certains conférenciers présents à Hamilton aimeraient voir le droit au logement inscrit dans la loi, comme c’est le cas par exemple en Finlande, où l’on donne un appartement à tous les sans-abri, sans condition.

Photo : Radio-Canada / Rafferty Baker

Radio-Canada

Quelque 1300 personnes sont réunies au centre des congrès de Hamilton pour parler des problèmes d'itinérance au Canada. La conférence nationale annuelle pour mettre fin à l'itinérance se déroule jusqu'à mercredi.

Un texte de Camille Feireisen

L’itinérance est complexe et elle a différentes facettes. L’objectif de cette rencontre est de fournir aux travailleurs de première ligne, financeurs et leaders communautaires des outils et de la formation pour mieux aider les sans-abri, explique Stefania Seccia, porte-parole pour l’Alliance canadienne pour mettre fin à l’itinérance.

Différentes communautés sont touchées, rappelle-t-elle : Autochtones, LGBTQ, anciens combattants, immigrants, et personnes vivant avec des problèmes de santé mentale.

Selon Mme Seccia, il est donc important de réunir ces connaissances éparses pour avoir un impact réel et pérenne auprès des sans-abri.

Un sans-abri couché et enroulé dans une couverture sous une publicité de parfumAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un sans-abri au centre-ville de Montréal, devant le magasin La Baie

Photo : Radio-Canada / Charles Contant

Matthew Pearce, de la mission Old Brewery à Montréal, abonde dans le même sens.

Depuis que nous travaillons avec le domaine de la recherche académique cela nous a permis d’établir des partenariats avec le CHUM (Centre hospitalier de l’Université de Montréal) par exemple et l’Université McGill. Nous avons désormais des infirmières et des psychiatres qui travaillent avec nous. Or à Montréal, 40 % des sans-abri ont des problèmes de santé mentale. On les aide beaucoup mieux avec ces différentes approches, pense-t-il.

Il n’est toutefois pas le seul à considérer que le logement devrait être reconnu comme un droit au Canada.

Nous sommes au mois de novembre, on peut faire le constat assez rapidement et nous vivons dans un pays où l’on ne peut pas survivre l’hiver sans un toit. Tout simplement pour cette raison-là, je pense que le droit au logement doit être consolidé dans un cadre de politique des gouvernements, que ce soit fédéral, provincial ou même municipal, dit M. Pearce.

Le gouvernement promet de faire plus

Le gouvernement s’est doté d’une stratégie des partenariats de lutte contre l’itinérance.

Celle-ci sera remplacée par « Vers un chez-soi » le 1er avril 2019.

Ce sont 2,2 milliards de dollars qui seront investis sur 10 ans avec l’ambitieux projet de réduire de moitié l’itinérance.

L’objectif est de verser les fonds directement aux municipalités et aux fournisseurs de services locaux.

Le gouvernent souhaite ainsi cibler d’autres populations, comme des femmes fuyant la violence conjugale et des jeunes s’identifiant LGBTQ2.

C’est une approche plus souple et plus adaptée aux besoins des communautés, a précisé lundi le ministre du Développement social, Jean-Yves Duclos, espérant que cela « préviendra » aussi les problèmes d’itinérance.

Les collectivités participantes devront fournir des données sur les résultats de leurs approches, au fur et à mesure, que celles-ci sont mises en place.

Droit au logement

Certains conférenciers présents à Hamilton aimeraient voir le droit au logement inscrit dans la loi, comme c’est le cas par exemple en Finlande, où l’on donne un appartement à tous les sans-abri, sans condition.

Le ministre Duclos précise pour sa part que le gouvernement est bien décidé à atteindre sa cible de réduction de l’itinérance et que cela se fera avec l’aide des communautés.

Le ministre fédéral de la Famille, des Enfants et du Développement social, Jean-Yves Duclos, entouré de dirigeants d'agences communautaires responsables de la mise en oeuvre de programmes de lutte contre l'itinérance.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le ministre fédéral de la Famille, des Enfants et du Développement social, Jean-Yves Duclos, annonce des changements au programme de lutte contre l'itinérance qui permettront une plus grande souplesse aux agences communautaires responsables de sa mise en oeuvre.

Photo : Radio-Canada / Lyne-Françoise Pelletier

On sait qu’on peut faire beaucoup mieux.

Jean-Yves Duclos, mnistre fédéral du Développement social

Il considère toutefois que les pressions pour faire du logement un droit sont une bonne nouvelle.

Nous, on s’est engagé à mettre dans la loi le droit au logement et l’on veut éviter qu’un autre gouvernement dise que ce n’est plus important d’investir, assure-t-il.

Son gouvernement vise un échéancier avant les prochaines élections.

Environ 235 000 Canadiens se retrouvent à un moment dans la rue chaque année.

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