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Réduire ses déchets pour augmenter ses revenus

Un magasin IKEA
IKEA espère devenir une entreprise zéro déchet d'ici 2030. Photo: iStock
Radio-Canada

Des entreprises viendront parler de leurs stratégies de réduction des déchets à Vancouver cette semaine, durant la 8e conférence Zéro Déchet. Selon certains professeurs de commerce, ces politiques de développement durable sont mises en place par les compagnies pour des raisons environnementales, mais aussi pour augmenter leurs revenus.

D’après une étude de 2017 du Conference Board du Canada, les clients ont tendance à être plus fidèles envers les compagnies qui inscrivent l’engagement social dans leur mission. Cette recherche souligne également que ces entreprises réussissent plus facilement à retenir leurs employés.

« De plus en plus, on s’attend à ce que les entreprises considèrent leurs responsabilités et le développement durable dans tout ce qu’elles font », dit Christie Stephenson, la directrice du centre Peter P. Dhillon pour l’éthique des affaires à l’Université de la Colombie-Britannique (UBC).

Selon elle, l’économie circulaire, soit l’idée de réintégrer les déchets dans le cycle de production, permet d’utiliser efficacement les ressources.

IKEA zéro déchet d’ici 2030

Le directeur du développement durable d'IKEA Canada, Brendan Seale, sera à la conférence de cette semaine à Vancouver pour parler de la stratégie à long terme de l’entreprise. Il explique qu’IKEA veut devenir une entreprise zéro déchet d’ici 2030.

Pour y arriver, le géant suédois prévoit d'utiliser plus de matériaux recyclés.

Nous ne considérons pas les déchets comme tels. Nous voyons les matériaux comme des ressources et nous examinons la façon dont nous pouvons maximiser leur valeur.

Brendan Seale, directeur du développement durable d'IKEA Canada

Stephanie Bartels, professeure à l’École de commerce Beedie, à l’Université Simon Fraser (SFU), affirme que les matériaux bruts sont de plus en plus chers et difficiles à trouver. « Nous avons de plus en plus besoin de ces matériaux pour produire de plus en plus d’objets et, un jour, il n’y en aura plus », dit-elle.

En Europe, certaines succursales d’IKEA possèdent des centres de recyclage où les clients peuvent déposer leurs meubles brisés ou inutilisés. Brendan Seale indique qu’un service semblable pourrait bientôt être offert au Canada.

Pour l’entreprise, ces centres sont aussi un moyen d’attirer les clients. Lorsqu’ils viennent déposer leurs vieux meubles, ils peuvent être tentés de faire de nouveaux achats.

Le commerce de seconde main, signe de qualité

IKEA est également partenaire du site de vente d’objets usagés Kijiji, dans le but de mettre en valeur les produits de l’entreprise sur la plateforme. Selon Brendan Seale, l’abondance de produits IKEA sur le marché de seconde main démontre leur durabilité.

Pour la compagnie de vêtements pour femmes Eileen Fisher, le commerce de seconde main fait partie de la stratégie d’affaires.

Megan Arnaud, responsable des ventes du programme Renew de cette entreprise, viendra elle aussi présenter des initiatives de développement durable lors de la conférence Zéro Déchet de Vancouver.

Eileen Fisher a mis sur pied un programme permettant de retourner ses vêtements usagés à l’entreprise. Ceux qui sont en bon état sont vendus à nouveau, et les autres sont conservés par la compagnie, qui réutilise les matériaux.

« Nos produits sont faits de tissus de qualité, dit Megan Arnaud. Nous voulons que ces matériaux deviennent des ressources qui peuvent avoir une nouvelle vie. »

La professeure Stephanie Bartels souligne que ces programmes permettent aux entreprises de renforcer leur image de marque et de positionner leurs produits comme étant indémodables et de qualité.

Plus de 500 personnes sont attendues à la conférence Zéro Déchet, qui aura lieu jeudi et vendredi au Centre des congrès de Vancouver.

Colombie-Britannique et Yukon

Entrepreneuriat