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Tout le monde en parle visée par une pétition de francophones hors Québec

Denise Bombardier
Denise Bombardier à l'émission Tout le monde en parle, le 21 octobre 2018 Photo: Radio-Canada / Karine Dufour
Radio-Canada

« Pourquoi Tout le monde en parle ne parle pas de tout le monde? » lance le Franco-Ontarien d'Ottawa William Burton, qui est à l'origine d'une pétition demandant à l'émission phare de Radio-Canada de « reconnaître la culture francophone hors Québec », dans la foulée du tollé suscité par des commentaires de Denise Bombardier à son antenne.

À travers le Canada, toutes les communautés francophones ont à peu près disparu, a affirmé Mme Bombardier à Tout le monde en parle, le mois dernier.

Ces propos ont eu l'effet d'une bombe dans la francophonie canadienne.

Selon M. Burton, l'instigateur d'un portail web appelé Le Réveil, destiné à faire connaître les artistes franco-ontariens, il manque vraiment de la représentation des francophones canadiens dans les émissions de Radio-Canada. Sa pétition demande à Tout le monde en parle d'inviter des personnalités de l'extérieur du Québec.

Plusieurs Québécois ne sont même pas au courant qu'il existe des francophones hors Québec, des Fransaskois, des Franco-Ontariens. On est là.

William Burton (en entrevue à l'émission Y a pas deux matins pareils)

M. Burton parle de sa fierté franco-ontarienne dans une vidéo publiée sur Facebook, qui a été reprise par le « fou du roi » de Tout le monde en parle, Dany Turcotte.

Pour lui, c'est aussi une bonne façon de contrer l'assimilation des jeunes Franco-Canadiens, qui se cherchent des modèles.

Une fois que t'entends [à Radio-Canada] un Stef Paquette, un Shawn Jobin, n'importe qui qui est hors Québec, tu peux te voir dans cette personnalité-là.

William Burton (en entrevue à l'émission Le matin du Nord)

Dans une entrevue réalisée par M. Burton avec Dany Turcotte, ce dernier lui explique, toutefois, que même sa région natale du Saguenay, au Québec, n'est pas représentée à Tout le monde en parle. On parle juste de Montréal, c'est un problème, admet M. Turcotte.

M. Burton espère néanmoins que sa pétition va sensibiliser l'équipe de l'émission. L'objectif de cette campagne, c'est d'avoir la chance de concurrencer les sujets de l'actualité de Montréal, dit-il.

Lundi midi, plus de 300 personnes avaient signé la pétition lancée dimanche.

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