•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les 5 finalistes du Prix de poésie Radio-Canada 2018 sont connus

Montage de 5 portraits de poètes : Anne-Marie Desmeules, Kristina G. Landry, Mario Brassard, Mathieu Simoneau, Marie-Hélène Voyer
Les poètes Anne-Marie Desmeules, Kristina G. Landry, Mario Brassard, Mathieu Simoneau, Marie-Hélène Voyer Photo: Vincent Boulet (A. M Desmeules)/Peter Parker (M. Brassard)/Geneviève Boudreau (M. Simoneau)

Le jury, composé d'Hélène Dorion, de Jean Sioui et d'Elkahna Talbi, a désigné les cinq finalistes du Prix de poésie Radio-Canada 2018.

Les poèmes inédits de Mario Brassard, d'Anne-Marie Desmeules, de Kristina G. Landry, de Mathieu Simoneau et de Marie-Hélène Voyer ont été choisis parmi plus de 1200 textes soumis au concours cette année. Le nom de la personne gagnante sera dévoilé le 14 novembre.

La liste des finalistes de langue anglaise (CBC Poetry Prize) a été dévoilée mercredi sur le site de CBC Books (Nouvelle fenêtre).

Les finalistes du Prix de poésie Radio-Canada 2018

Mario Brassard pour Séconal

Portrait en noir et blanc du poète Mario Brassard, à l'extérieur, devant une palissade de bois. Il a le crâne rasé et porte une barbe et des lunettes, ainsi qu'un manteau et un foulard autour du cou.Le poète Mario Brassard Photo : Peter Parker

Mario Brassard a grandi à Sainte-Flore, en Mauricie. Il a ensuite habité à Trois-Rivières, puis quelques années à Montréal. Depuis 2010, il vit à Notre-Dame-de-Lourdes, un village situé dans la région de Lanaudière. Il travaille à temps partiel pour Postes Canada. Le reste du temps, il se consacre à l'écriture : il est poète, mais multiplie les incursions en littérature jeunesse. Son plus récent livre jeunesse, Ferdinand F., 81 ans, chenille, vient de remporter un Prix littéraire du Gouverneur général.

Je ne voulais pas devenir poète. Quand j'ai commencé à écrire, à l'adolescence, je voulais plutôt devenir romancier. J'avais la poésie en horreur [...] Mais en 5e secondaire, un enseignant s'est mis en tête de me faire participer à un concours de poésie scolaire régional. Je l'ai fait, à reculons, avec un poème intitulé Je hais la poésie. Ça ne s'invente pas : c'était mon tout premier poème. Le pire, c'est que j'ai gagné le concours. Ça m'a amené, de fil en aiguille, à revoir ma conception de la poésie, et à explorer davantage le genre, tant par l'écriture que par la lecture.

Mario Brassard

Séconal est une lettre d'adieu fictive qui tente de donner la parole à la poète Alejandra Pizarnik, qui a mis fin à ses jours le 25 septembre 1972.

Lire Séconal

Anne-Marie Desmeules pour Bouleaux

Portrait de la poète Anne-Marie Desmeules en extérieur, légèrement en contre plongée, avec le feuillage d'un arbre en arrière plan. Elle a les cheveux attachés et porte une frange et des boucles d'oreilles.La poète Anne-Marie Desmeules Photo : Vincent Boulet

Anne-Marie Desmeules a 37 ans et vit à Lévis depuis une dizaine d’années avec ses deux fils. Même si elle a beaucoup déménagé, ses racines sont dans la région de Québec. L’an dernier, elle a décidé de retourner faire un certificat de deuxième cycle en enseignement collégial. Elle sera diplômée en décembre. En attendant, elle vit de contrats de rédaction, de révision et d’enseignement, ce qui lui permet de se consacrer à l’écriture, à la famille et à la pratique des arts martiaux. Elle a fait paraître son premier recueil de poésie, Cette personne très laide qui s’endort dans mes bras, aux éditions de l’Hexagone en 2017. Un second livre paraîtra chez le même éditeur au printemps 2019. Elle a également publié des textes dans Estuaire, Le Sabord et Contre-Jour, et a cocréé quelques spectacles littéraires.

Il a toujours été clair que l’écriture était pour moi plus qu’un passe-temps. En repensant aux innombrables moments depuis l’enfance où mon cahier et mon stylo m’ont servi de bouée de sauvetage, d’exutoire, de lieu d’expérimentation et de folie, je me dis que je n’aurais pas pu faire autrement.

Anne-Marie Desmeules

Bouleaux est l’exploration d’un lieu poétique à mi-chemin entre le rêve et la fiction où les images rendent compte d’aspects troubles de la nature humaine, comme l’amour, la création, la guerre, l’enfance et la mémoire.

Lire Bouleaux

Kristina G. Landry pour Alors du nous construiras un bateau

Portrait en noir et blanc de l'auteure Kristina G. Landry, debout, en extérieur, devant une rangée d'arbres, les bras le long du corps. Elle porte un t-shirt clair, une veste en jean et un gros foulard autour du cou.L'auteure Kristina G. landry Photo : DR

Kristina G. Landry a grandi à Natashquan, à l’époque où le village n’était pas encore relié à la route 138. À 18 ans, après son DEC en sciences humaines au Cégep de Sept-Îles, elle a quitté la Côte-Nord pour s’installer à Montréal. Aujourd'hui, elle est pigiste dans le milieu publicitaire, ce qui lui laisse du temps pour écrire. Elle est d’ailleurs retournée à l’université (Université du Québec à Montréal) pour faire un certificat en création littéraire. C’est là qu'elle a repris contact avec la poésie.

Je ne savais pas que j’écrivais de la poésie jusqu’à ce qu’un jour, mon amie Catherine me dise dans un café près de l’UQAM : "Tu sais que t’écris de la poésie, right?" Eh bien, la réponse était non! À l’époque, je privilégiais la prose, et j’étais convaincue que j’écrivais un roman en fragments. On m’avait déjà dit que mon écriture était imagée, mais je n’avais pas réalisé à quel point ça se rapprochait de la poésie. C’est donc arrivé par accident, en quelque sorte.

Kristina G. Landry

Dans Alors tu nous construiras un bateau, elle écrit le nord « pour mieux lui appartenir. Et le faire sentir ».

Mathieu Simoneau pour L'espace de liberté des rivières

Portrait du poète Mathieu Simoneau, en extérieur, au soleil, avec une rivière floue en arrière plan. Le poète Mathieu Simoneau Photo : Geneviève Boudreau

Mathieu Simoneau a 39 ans et vit à Québec. Il a grandi à Saint-Ferdinand, dans le Centre-du-Québec, et a étudié en aménagement forestier au collégial, puis en littérature à l’Université Laval. Il est actuellement rédacteur professionnel et s’adonne à la production maraîchère pour le plaisir, en milieu urbain et rural. Son premier recueil de poésie, Il fait un temps de bête bridée, est paru au Noroît en 2016. Un autre est actuellement en préparation.

Les mots en poésie doivent pouvoir rafraîchir notre perception du réel, sinon ce sont des poids morts, sans aucune vérité [...] C’est encore un défi à relever pour moi, texte après texte. Pour ma part, ça a été assez long avant que je puisse entrer dans un texte poétique.

Mathieu Simoneau

L'espace de liberté des rivières témoigne d'un changement de régime à l'intérieur de soi. On y tourne le dos au passé, sans plus jamais regarder ce qui brûle derrière, loin de toute rive, et on respire enfin, quitte à se noyer dans la lumière.

Marie-Hélène Voyer pour Mouron des champs

Portrait de la poète Marie-Hélène Voyer avec du feuillage vert en arrière-plan. Elle porte un t-shirt noir décolleté à manches courtes et des cheveux auburn au carré sous le menton.La poète Marie-Hélène Voyer Photo : Charles Briand

Marie-Hélène Voyer a grandi au Bic dans une ferme laitière. Peu intéressée par le monde agricole, elle s'est rapidement tournée vers la littérature. Elle a soutenu une thèse de doctorat en 2014 à l’Université Laval et fait un postdoctorat à l’Université du Québec à Montréal avant de revenir enseigner la littérature dans sa région natale, au Cégep de Rimouski. Un parcours « circulaire et assez monomaniaque », en somme (ce sont ses mots!). Elle a récemment publié Expo habitat, son premier recueil de poésie, aux Éditions La Peuplade, et prépare un essai sur la poétique de l’espace incertain dans les romans français et québécois contemporains (à paraître aux Éditions Nota Bene à l’hiver 2019).

Je ne me définis pas comme une poète; j’écris, c’est tout!

Marie-Hélène Voyer

Mouron des champs dissèque et explore l’anatomie du deuil, détaille ses nœuds, ses hontes et ses ambivalences, cherche à tracer les contours d’une voix hantée par ses aïeules, happée par la mécanique impitoyable de l’héritage et de la transmission au féminin.

La gagnante ou le gagnant remportera :

  • la publication de son texte sur Radio-Canada.ca;
  • une résidence d'écriture au Banff Centre des arts et de la créativité en Alberta;
  • une bourse de 6000 $, offerte par le Conseil des arts du Canada.

Véritable tremplin pour les écrivains canadiens, les Prix de la création Radio-Canada sont ouverts à tous, amateurs ou professionnels. Ils récompensent chaque année les meilleurs récits (histoires vécues), nouvelles et poèmes inédits soumis au concours.

Livres

Arts