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Un an après les élections à l’ACF, la communauté fransaskoise toujours fragile

À gauche, plan serré de Laurette Lefol, candidate déchue lors de l'élection de l'ACF en 2017 et à gauche. plan moyen de Céline Moukoumi, présidente de la CAFS

Laurette Lefol et Céline Moukoumi estiment toutes deux que la communauté fransaskoise demeure fragile, un an après les élections de l’ACF.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les impacts des élections de l'Assemblée communautaire fransaskoise (ACF) l'an dernier se font toujours sentir, selon la présidente de la Communauté des Africains francophones de la Saskatchewan (CAFS), Céline Moukoumi, ainsi que la candidate déchue de Saskatoon et bénévole fransaskoise Laurette Lefol.

Céline Moukoumi estime que le contexte était déjà tendu avant les élections, en raison de la tentative de modifier les statuts et règlements de l’ACF « pour limiter le vote des nouveaux arrivants ».

« Les leaders de la communauté doivent prendre conscience des impacts qu’ils ont sur des équilibres qui sont fragiles », affirme-t-elle, ajoutant que « les événements ont jeté un certain froid sur les nouveaux arrivants ».

Elle fait valoir qu’il est maintenant difficile de « motiver les gens à siéger sur les conseils d’administration ».

« On ne suscite pas l’engagement avec les niveaux de tensions qu’on a vu à travers ces élections. C’est extrêmement compliqué de rassembler lorsqu’on a des événements comme ça qui se produisent dans la communauté », croit-elle.

Laurette Lefol, confie avoir été surprise de la manière dont les événements se sont déroulés.

« Avec la façon dont ça a été abordé, par des intervenants qui n’étaient vraiment pas des nouveaux arrivants, on se sentait intimidé. En tant que personne qui était sur le bureau de direction, qui était à l’ACF à l’époque, c’était difficile parce qu’ils ne nous permettaient pas d’expliquer comment on était arrivé à ce point-là. Déjà, ce n’était pas ouvert à la discussion », se rappelle-t-elle.

Selon Mme Lefol, la communauté est encore fragile, mais les liens qui l’unissent sont toujours aussi forts.

« Quand on travaille de l’intérieur, les gens disent : “ c’est tellement tendu ” [...] Mais quand on se rassemble, est-ce que c’est tendu? Non. Il y a des personnes qu’on voit tous les jours, elles sont ouvertes et géniales. Mais quand ça vient sur ce sujet-là, politique, ce ne sont pas les mêmes personnes. C’est difficile à croire parce que je sais qu’ils ont la communauté à cœur comme nous », dit-elle.

Laurette Lefol croit qu’il faudrait mieux faire connaître l’histoire de la Fransaskoisie aux nouveaux arrivants, afin que tous se rappellent le chemin parcouru.

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