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Une famille d'Ottawa forcée de quitter son appartement envahi par des rats

Une femme assise sur un lit dans une chambre de motel à Ottawa.

Crystal Tully dans une chambre de motel

Photo : Radio-Canada / Amanda Pfeffer

CBC

Il y avait tellement de rats dans l'appartement dans lequel habitaient Crystal Tully et ses deux enfants que les agents responsables de l'application du règlement municipal n'ont pas voulu y rentrer. Pour le moment, la famille a trouvé refuge dans une chambre de motel de 250 pieds carrés payée par la Ville.

La famille a fui son domicile, situé dans le quartier de Greely, le 3 octobre, après qu’un expert en contrôle des animaux nuisibles eut confirmé que le logement était devenu un danger pour la santé et qu'on ne pouvait y rentrer sans un masque de protection respiratoire.

Chaque surface était recouverte d'excréments de rat et d'urine, a déclaré Garry Carbonnell, un exterminateur qui a offert ses services après avoir vu un reportage de CBC sur la situation de la famille Tully. C’est l’une des pires situations que je connaisse.

Selon M. Carbonnell, les rongeurs ont creusé des trous dans chaque mur et ont rongé les fils électriques, pouvant ainsi créer un incendie et représentant un risque pour la santé.

Je lui ai conseillé de trouver un endroit où aller vivre immédiatement. C'était bien plus que deux rats, a-t-il poursuivi.

Cela m'a fait peur, parce que je me disais : "Oh, mon Dieu, nous vivons dans cela et respirons cela", a déclaré Mme Tully, qui vivait dans l'appartement depuis 10 mois avec ses enfants de 7 et 9 ans.

Nous avons été malades sans arrêt. Et c'est pour ça? Est-ce que je rendais ma famille malade parce que je ne le savais pas?

Crystal Tully

Après l'avertissement de M. Carbonnell, Mme Tully a obtenu une lettre de l'infirmière praticienne Tawnya Shimizu.

Compte tenu de l'exposition à la moisissure et aux excréments de rat, il est possible que ceux-ci aient gravement affecté sa santé, écrit Tawnya Shimizu dans son courrier. [La famille] a besoin d'un logement sûr et adapté immédiatement.

Mme Tully s'est rendue chez Housing Help avec le rapport de l'exterminateur et la lettre de Mme Shimizu. L'agence de logement l'a aidée à obtenir une chambre payée par la Ville dans un motel.

En attente d'un logement salubre

La mère de famille n'a pas été autorisée à apporter ses effets personnels au motel en raison de la possible contamination. Tous leurs biens, y compris les vêtements et les jouets, sont des dons d'amis ou d'étrangers.

Elle attend maintenant l'un des logements de la Ville. Cette attente pourrait prendre jusqu'à deux ans.

Le Service des règlements municipaux a procédé à une première inspection de l'appartement le 12 septembre et a ordonné au propriétaire de régler ce problème d'infestation.

À ce moment, le service n'a rien fait pour contrer les risques pour la santé signalés par la suite par M. Carbonnell. La Ville a ordonné au propriétaire de procéder à un test de qualité de l'air avant que ses agents ne soient autorisés à rentrer dans l'appartement pour poursuivre l'enquête.

Au moment d'écrire ces lignes, le propriétaire, Luciano Annibalini, n'a pas répondu aux demandes d'entrevue de CBC.

Comme celle de Crystal Tully, environ 200 familles vivent dans des chambres de motel dans le cadre du système de logements sociaux de la Ville. Ce nombre a doublé entre 2016 et 2017, de même que le coût de ce système.

C'est choquant, a réagi la directrice de Housing Help, Shea Kiely. Mais, il n'y a nulle part où loger les gens et nous continuons à recevoir de plus en plus de personnes qui ont besoin de logement.

La plupart des familles logées dans les motels font partie des plus de 10 000 personnes en attente d'un logement social.

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