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« L’industrie de la calèche n’a plus sa place à Montréal » - Valérie Plante

La dépouille d'un cheval est recouverte de couvertures, dans une rue du Vieux-Montréal

Le cheval est mort alors qu'il tirait une calèche dans le Vieux-Montréal.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Daniel Wagner

Radio-Canada

La mort d'un cheval dimanche après-midi, dans le Vieux-Montréal, alors qu'il tirait une calèche, conforte la mairesse dans sa décision d'interdire ce mode de transport d'ici la fin 2019.

« Ça me confirme la nécessité de mettre fin à l’industrie de la calèche », a-t-elle dit au moment de faire le bilan de sa première année à la tête de Montréal, tôt lundi matin. Elle ne croit cependant pas possible d'accélérer le retrait des calèches des rues, notamment pour des raisons juridiques.

La scène, survenue rue Saint-Jean, s'est produite devant des touristes qui visitaient une galerie d'art voisine.

Le cheval tirait une calèche à bord de laquelle se trouvaient des clients lorsque l'animal s'est mis à tousser et s'est effondré au sol, a raconté un témoin.

Deux autres témoins ont indiqué que le cheval avait semblé éprouver des problèmes respiratoires pendant environ une heure avant de mourir.

C'était très difficile, mais on ne pouvait rien faire.

Un témoin du drame

On ignore pour l'instant la cause de la mort.

L'entreprise Calèches Lucky Luc, bien connue dans le domaine équin dans la métropole, est venue récupérer le corps du cheval à l'aide d'une remorqueuse, selon nos informations.

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) et des employés de la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) sont intervenus pour aider à transporter la dépouille de la bête.

Le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ) doit établir les causes de la mort à partir d'une nécropsie sur le cadavre et d'une enquête sur le terrain. Si nécessaire, des mesures pourraient être prises pour protéger les autres chevaux du propriétaire.

Selon le propriétaire du cheval, Luc Desparois, l'animal était malade la semaine dernière, mais semblait aller mieux.

« C'est pareil comme nous autres, il peut faire une crise de coeur... C'est ce qu'on va voir avec l'autopsie. Je voulais le faire de moi-même, mais avec toutes les petites histoires et la pression faite par autres, le MAPAQ est venu s'en mêler. Ça me dérange pas, au moins on va savoir ce qu'il avait, parce que moi, je veux pas que mes autres chevaux tombent malade non plus », indique-t-il.

La Ville de Montréal a annoncé le printemps dernier qu'elle interdirait le transport de personnes par calèche à partir du 31 décembre 2019.

Pour justifier cette décision, l'administration de Valérie Plante a évoqué des manquements touchant le bien-être des chevaux.

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