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Ontario Proud sur la scène fédérale

Un homme

Jeff Ballingall, le fondateur d'Ontario Proud

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un groupe militant conservateur, Ontario Proud, qui a connu une popularité sur les réseaux sociaux lors de la dernière campagne électorale, se lance au niveau fédéral.

Le fondateur du groupe Ontario Proud, Jeff Ballingall, espère aider à défaire le Parti libéral du Canada lors du prochain scrutin fédéral, comme il affirme l'avoir fait sur la scène provinciale avec les troupes de Kathleen Wynne.

Toutefois, la venue du groupe sur la scène fédérale soulève des questions sur les liens de proximité entre les tierces parties et les partis politiques.

M. Ballingall est un ancien employé du Parti conservateur du Canada et de la défunte chaîne d’information, Sun News.

Lors de la campagne électorale provinciale en Ontario, son groupe a utilisé les médias sociaux pour lancer des publicités contre l’ancienne première ministre, Kathleen Wynne.

Le groupe Ontario Proud s’est inscrit comme une tierce partie auprès d'Élection Ontario et se présente comme une organisation non partisane et sans but lucratif.

Selon la Loi électorale au Canada, les tierces parties qui dépensent plus de 500 $ lors d'une élection fédérale doivent s'inscrire auprès d'Élections Canada. Ils peuvent alors dépenser un peu plus de 200 000 $ en publicité pendant la campagne, mais autant qu’ils le souhaitent avant son lancement officiel.

Les partis politiques ne sont pas autorisés à accepter des dons de sociétés ou de syndicats et sont soumis à une limite stricte de 1575 $ en dons individuels.

Les tierces parties ne sont pas soumises à des restrictions quant aux donateurs et à l'ampleur de leurs contributions.

Toutefois, une loi interdit expressément la collusion avec les partis politiques pour contourner les limites de dépenses imposées.

La collusion difficile à prouver

Selon Marc Mayrand, ancien directeur général des élections du Canada, la collusion entre les partis politiques et les tiers partis est « très difficile » à prouver. Il note que peu de cas ont été recensés.

« De simples circonstances ou des coïncidences ne suffisent pas. Vous devez établir qu'il existait au moins un accord tacite entre les deux parties pour atteindre un objectif commun »

— Une citation de  Marc Mayrand, ancien directeur général des élections du Canada

Pour leur part, Ontario Proud et le Parti conservateur du Canada nient travailler de concert.

Nous ne prenons les ordres de personne, explique M. Ballingall.

Avec les informations de La Presse canadienne, et CBC

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