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Une première convention collective régionale pour les infirmières depuis la réforme

Une professionnelle de la santé.
Archives Photo: iStock
Radio-Canada

La première convention collective des professionnels en soins de la Mauricie et du Centre-du-Québec depuis la réforme Barrette a été adoptée. L'entente de principe a été acceptée à 97,2 % par les membres du syndicat lundi soir.

Nous sommes fières du résultat obtenu et de la confiance de nos membres, a déclaré la présidente du syndicat, Nathalie Perron. Nous avons réussi à avoir des gains majeurs.

Au cours du dernier mois, les infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes de la région ont été invitées à se prononcer sur l'entente de principe conclue une dizaine de jours avant les élections provinciales. Les trois dernières assemblées avaient lieu lundi à Maskinongé pour permettre un dépouillement en soirée.

Le syndicat des professionnelles en soins de la Mauricie et du Centre-du-Québec (SPSMCQ) avait recommandé à ses quelque 5000 membres d'accepter l'offre conclue à l'issue des longues négociations qui se sont étalées sur plus d'un an avec son employeur, le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ).

On partait de tellement loin dans les demandes patronales qui étaient vraiment en dessous de ce qu'on avait dans nos propres conventions, explique la présidente Nathalie Perron. Ça a été très difficile de se rendre-là.

Plusieurs gains

Si la dernière année a été marquée par une hausse importante du recours au temps supplémentaire obligatoire et du nombre d'arrêts de travail de la part de ses membres, le SPSMCQ croit que les mesures contenues dans l'entente de principe permettront d'améliorer la situation.

Plus de plages de vacances estivales pour les travailleurs ont été prévues, moins de mobilité que ce qui était demandé par l'employeur, soit 30 kilomètres pour les équipes volantes et 20 kilomètres pour les autres travailleurs plutôt que les 50 kilomètres demandés au départ pour tous, et une hausse du nombre de postes à temps complet.

On va favoriser beaucoup plus la possibilité pour les gens de se mettre à temps complet dans une mesure de volontariat et aussi à la hauteur de ce qu'ils voudront, indique Mme Perron.

Cela permettra de diminuer le temps supplémentaire et le temps supplémentaire obligatoire et de stabiliser les équipes, ajoute-t-elle.

À présent, 48 % des infirmières, 72 % des infirmières auxiliaires et 75 % des inhalothérapeutes travaillent à temps partiel.

Le syndicat doit maintenant s'assoir avec l'employeur pour finaliser les textes de la nouvelle convention collective et mettre en branle les mesures prévues le plus vite possible, avant la saison de la grippe.

Mauricie et Centre du Québec

Syndicalisme