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Laurence Veilleux et Maxime Catellier discutent littérature

Maxime Catellier et Laurence Veilleux sont invités d'honneur au 53e Salon du livre de Rimouski.

Photo : Radio-Canada / Laurence Gallant

Radio-Canada

Le 53e Salon du livre de Rimouski accueillait cette année, comme invités d'honneur, quelques écrivains du Bas-Saint-Laurent. Discussion autour de la littérature et de l'importance du Salon du livre avec l'écrivain Maxime Catellier et la poète Laurence Veilleux.

Un texte de Laurence Gallant

Tous les deux invités d'honneur au Salon du livre du Rimouski cette année, Maxime Catellier et Laurence Veilleux entretiennent un rapport particulier avec cet événement. L'un a grandi dans la région et l'autre s'y est installée, vers l'âge adulte. Ils sont donc des habitués du Salon du livre de Rimouski.

L'auteur natif de Saint-Anaclet-de-Lessard, Maxime Catellier, se dit très attaché au Salon du livre depuis qu'il est tout petit. Je collectionnais les signets, je suis devenu fan de la Courte échelle et de l’auteur Denis Côté en venant acheter des livres ici, raconte-t-il.

Mon expérience de lecteur est vraiment liée au Salon du livre de Rimouski. J’ai traîné dans ces corridors-là à l’infini.

Maxime Catellier, écrivain

La présence de Maxime Catellier au Salon du livre revêt une symbolique particulière cette année. Il a publié deux ouvrages liés à son « expérience rimouskoise », soit l'essai Le temps présent, qui consacre un chapitre à son rapport à la région, et Mont de rien, un récit construit autour de son enfance à Saint-Anaclet-de-Lessard.

Laurence Veilleux, de son côté, a choisi d’habiter à Rimouski il y a sept ans. La région a été en quelque sorte une terre d’accueil qui a vu naître son premier recueil de poésie, Chasse aux corneilles, et puis un second, Amélia.

C’est un [salon du livre] pour lequel j’ai beaucoup d’affection. Pour moi, c’est un petit salon du livre qui est extrêmement convivial.

Laurence Veilleux, poète

La littérature et l’importance du premier contact

Laurence Veilleux et Maxime Catellier croient tous les deux que cet événement est très important, notamment pour les rencontres qu'il suscite, et les découvertes littéraires qui peuvent en résulter.

Pour eux, le Salon du livre peut attiser la curiosité de visiteurs qui ne sont pas de prime abord attirés par la littérature. Laurence Veilleux, qui est aussi libraire, demeure animée par le désir de faire découvrir la littérature à des néophytes.

J’y crois, qu’on peut mettre la littérature dans les mains des gens.

Laurence Veilleux, poète

Photo : Mathieu Gosselin

En fait, l'important, c'est qu'ils viennent se promener ici. À un moment donné, ils vont tendre l'oreille, et entendre quelqu'un parler sur une scène. […] Et là ils vont finalement s'intéresser. Peut-être qu'ils n'achèteront même pas le livre, mais ils vont avoir fait un premier contact. Et tout se passe dans le contact, explique Maxime Catellier, qui est aussi enseignant en littérature au collège de Valleyfield.

Et c'est d'autant plus important parce qu'on dirait que ces temps-ci, les contacts sont de plus en plus difficiles : […] on a comme atomisé les rapports sociaux à travers des réseaux, des ci, des ça. Et le contact vraiment de base entre êtres humains est plus difficile, on dirait, à établir.

Maxime Catellier, écrivain

Les deux auteurs participent au Salon du livre de Rimouski jusqu’à dimanche.

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