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Des grands patrons appellent à un nouveau vote sur les conditions du Brexit

Des manifestants anti-Brexit, vêtus de rose, portent des pancartes sur lesquelles ils demandent une consultation populaire.
Une foule d'opposants au Brexit paradent à Londres le 20 octobre dernier. De plus en plus de citoyens demandent un vote populaire sur les termes de l'accord de sortie de l'Union européenne. Photo: Getty Images / Alex McBride
Reuters

Plus de 70 personnalités du monde des affaires signent une lettre à paraître dimanche dans le Sunday Times pour réclamer un vote du public sur les termes définitifs de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

Les entreprises sont de plus en plus préoccupées par la perspective d'un Brexit sans accord le 29 mars 2019 au soir ou avec un accord qui limiterait leur accès au marché continental.

La lettre ne ferait pas expressément allusion à un nouveau référendum – le référendum sur le Brexit a eu lieu en juin 2016 – mais elle dirait que « le choix final » doit revenir aux électeurs, rapporte la chaîne de télévision britannique Sky News.

Parmi les signataires de cet appel figurent le patron de la chaîne de librairies Waterstones et l'ancien patron du groupe de supermarchés Sainsbury, Justin King.

Ils annoncent le lancement d'un groupement appelé « Entreprises pour un vote populaire ».

Londres et Bruxelles espèrent conclure un accord ce mois-ci, mais dans leur lettre, les patrons mettent en garde contre de possibles conséquences négatives.

« Nous sommes maintenant confrontés soit à un bandeau sur les yeux, soit à un Brexit dur et destructeur. Ces deux options vont encore déprimer un peu plus l'investissement », indiquent les signataires, selon le Sunday Times.

« Ce sera mauvais pour les affaires et pour ceux qui travaillent. Étant donné qu'aucune de ces deux possibilités ne figurait sur le bulletin de vote en 2016, nous pensons que le choix final devrait être rendu au public avec un vote populaire. »

Le ministère britannique chargé du Brexit a réitéré l'opposition du gouvernement à un second référendum.

« La population du Royaume-Uni a déjà eu son mot à dire à l'occasion d'un des plus grands exercices démocratiques jamais vus dans ce pays et la première ministre a clairement indiqué qu'il n'y aurait pas de second référendum », a déclaré un porte-parole.

L'accord comprendra une clause douanière

Par ailleurs, une clause douanière sera inscrite dans l'accord qui accompagnera le retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne, de sorte que la question de la frontière irlandaise, principal obstacle à la conclusion d'un accord entre Londres et Bruxelles, n'aura plus lieu d'être, rapporte le Sunday Times.

L'accord comportera une clause de sortie, ce qui pourrait permettre à la première ministre Theresa May de convaincre les Brexiters sceptiques, indique-t-il.

Un porte-parole du 10, Downing Street a déclaré à Reuters que l'article Sunday Times n'était que « spéculation ». Les négociations sont toujours en cours, a-t-il ajouté.

Les préparatifs en vue d'un accord final sont « beaucoup plus avancés que ce qui avait été annoncé auparavant », écrit le journal dominical. Ils déboucheront sur la publication d'un document de 50 pages ou plus.

Toujours selon cette source, le gouvernement britannique se réunira mardi pour discuter du plan de Brexit de Theresa May, qui espère obtenir d'ici vendredi une avancée suffisante pour que Bruxelles annonce la tenue d'un sommet spécial.

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