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Les organisateurs du Festival de musique Trad de Val-d'Or, comblés par la réponse du public

Des musiciens dans une salle
Élisabeth Moquin, violoniste et gigueuse, de la formation É.T.É pendant une formation. Photo: Radio-Canada / Thomas Deshaies
Radio-Canada

Alors que se termine samedi la première édition du Festival de musique Trad de Val-d'Or, les organisateurs se disent plus que satisfaits par la réponse du public et songent déjà à revenir l'an prochain.

Un texte de Thomas Deshaies

La forte participation au spectacle de vendredi soir a donné raison aux organisateurs de mettre sur pied un festival entièrement dédié à la musique traditionnelle. « C'était notre test hier [vendredi], puis la salle était pleine, les gens ont embarqué, s'exclame la présidente du festival, Karine Roberge. On a réussi à les [citoyens de Val-d'Or] contaminer par notre passion, puis je pense que ça va faire boule de neige. »

Rosemarie Cayouette, aussi membre du comité organisateur, soutient que l'événement a permis de cultiver l'intérêt pour la musique traditionnelle en région. « Je pense que l'intérêt va être grandissant. On a eu beaucoup de nouvelle clientèle. L'année prochaine et les prochaines années, ça va être fleurissant », s'exclame-t-elle.

Le jam du vendredi s'est d'ailleurs terminé à… 5 h 30 du matin, preuve que les adeptes ont su y trouver leur compte et qu'il n'y a peut-être pas assez d'heures dans une journée.

Karine Roberge, présidente du festival de musique Trad de Val-d'Or Karine Roberge, présidente du festival de musique Trad de Val-d'Or Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Transmettre la tradition

En plus de permettre à des groupes de musique traditionnelle de performer à Val-d'Or, les organisateurs du festival souhaitaient favoriser la transmission des savoirs.

Des ateliers pour les débutants, ainsi que pour les connaisseurs ont été donnés toute la journée de samedi. On voulait intégrer les gens dans cette grande parade de la tradition, explique Mme Roberge. La musique traditionnelle est très inclusive, il n'y a pas de hiérarchie, les gens avec beaucoup de bagage vont toujours être contents d'intégrer des nouveaux dans cet univers. Il n'y a pas de jugement, c'est vraiment du partage.

Il y a quelque chose dans cette musique qui va nous chercher. Il y a une énergie, une chaleur, un côté rassembleur.

Karine Roberge, présidente du festival

Élisabeth Moquin, violoniste et gigueuse, de la formation É.T.É, est l'une des artistes qui a accepté d'offrir des ateliers. Pour elle, le partage entre les générations est une force de la musique trad. C'est quelque chose qu'on veut transmettre puis qu'on veut garder. Les vieux tripent de voir que les jeunes aiment cela, puis nous les jeunes, on trip de voir les vieux qui tripent, souligne-t-elle.

La philosophie derrière la musique

Lors de sa formation, Élisabeth Moquin a expliqué d'entrée de jeu qu'on ne peut dissocier la performance musicale, de la culture et des codes sociaux qui s'y rattachent.

La générosité, la chaleur des gens, la proximité, énumère-t-elle pour qualifier cet univers musical. Quand je suis arrivé dans ce milieu, je me suis dit… enfin du vrai monde. On a des valeurs profondes qui nous habitent et qui sont communes.

C'est une musique, mais c'est tellement plus riche que cela. Ce qui passe dans les jams, quand on va chez les gens, dans les partys de salon, l'amour inconditionnel que les gens se portent, la passion. Le monde est généreux, sans limites.

Élisabeth Moquin

Son groupe n'hésite pas à s'approprier les arrangements musicaux, a-t-elle expliqué à ses étudiants d'un jour, et à leur donner une saveur plus actuelle. La société évolue, donc faut évoluer aussi, mais faut jamais perdre de vue d'où ça vient, nous explique-t-elle.

Pour Karine Roberge, cette musique est aussi une forme de remède à notre société de consommation où l'instantanéité règne en maître. La communauté est rassemblée autour d'un événement festif, tout le monde avait le sourire aux lèvres. Personne qui avait son cellulaire pour prendre un texto… tout le monde était en train de profiter de ce moment et c'est ça qui était beau, conclut-elle.

Élisabeth Moquin, violoniste et gigueuse, de la formation É.T.É Élisabeth Moquin, violoniste et gigueuse, de la formation É.T.É Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

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