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Un film sur le coquelicot et ses racines à Thunder Bay

Dans une tranchée, un soldat somnole alors que son collègue à ses côtés écrit dans son calepin.

Les comédiens Dale Carmichael et Adrien Harpelle incarnent des soldats de Thunder Bay partis au front lors de la Première Guerre mondiale dans le film « Where the Poppies Grow: the Lakehead at War ».

Photo : Keegan Richard

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Deux réalisateurs francophones de Thunder Bay présentent dimanche un court métrage qui raconte l'histoire de la Première Guerre mondiale du point de vue de personnes qui vivaient dans la région à l'époque. La première du film Where the Poppies Grow: the Lakehead at War est présentée en version originale anglaise à 14 h00 à l'auditorium communautaire de Thunder Bay à l'occasion de la commémoration du centenaire du conflit.

De nombreux francophones de la région de Thunder Bay ont contribué, devant ou derrière la caméra, à la réalisation du court métrage dirigé par Ron Harpelle et Kelly Saxberg.

L'histoire du court métrage se base sur des lettres échangées entre Alfred Saxberg, soldat au front, et sa soeur Sadie. Tout au long du film, on y découvre le rôle joué, à l'époque, par des milliers de résidents de Thunder Bay dans le conflit. Le récit accorde aussi une place importante à la Française Anna Guérin qui a multiplié les efforts à travers le monde, dès 1915, pour populariser le port du coquelicot en signe d’appui aux soldats qui se trouvaient au front. La comédienne de Thunder Bay, Audrey Debruyne, incarne la protagoniste.

Une femme coiffée d'un béret ample et vêtue d'un blouson bleu tient un panier rempli de fleurs de coquelicot.
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La comédienne Audrey Debruyne incarne le rôle d'Anna Guérin dans le court métrage Where the Poppies Grow: the Lakehead War.

Photo : Jorge de Leon

En entrevue à l’émission Ça parle au Nord, le réalisateur Ron Harpelle a expliqué que des vétérans de l’Association des anciens combattants de la Grande Guerre s’étaient réunis à Thunder Bay en juillet 1921. Anna Guérin avait alors fait le voyage pour les rencontrer.

« Elle est venue les voir [...] et elle les a convaincus d’adopter le coquelicot comme symbole. »

— Une citation de  Ron Harpelle, coréaliateur du film Where the Poppies Grow: the Lakehead War

C’est ainsi que la vente de coquelicots est devenue officiellement, au Canada et en France, une source de financement pour aider les survivants des conflits armés.

La Ville de Thunder Bay cherche à être reconnue comme étant le berceau du symbole national du coquelicot. C’est d’ailleurs la municipalité qui a financé le court métrage.

Tournage en 16 mm

Les réalisateurs ont choisi d’utiliser des caméras du type 16 mm pour tourner toutes les scènes du court métrage.

« Puisque l'on a beaucoup d’archives, de photos et de films de la Première Guerre qui ont été tournés en 16 mm, ça nous permet de faire un film où [...] ce n’est pas frappant comme différence d'images. C’est plus doux [comme différence]. »

— Une citation de  Ron Harpelle, coréaliateur du film Where the Poppies Grow: the Lakehead War

M. Harpelle soutient aussi avoir voulu limiter son film à 30 minutes dans l’espoir qu’il soit plus facilement présenté à des groupes scolaires.

L’équipe de production prépare actuellement une version française du film qui devrait être terminé d’ici 3 semaines.

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