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Des manifestants à Woodstock dénoncent le transfert d’une meurtrière

Une foule avec des pancartes
Les manifestants étaient réunis à Woodstock. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Condamnée à la prison à vie pour le meurtre de la petite Victoria Stafford, Terri-Lynne McClintic a été transférée vers un centre de ressourcement autochtone, après avoir passé moins de 10 ans dans un pénitencier à sécurité maximale.

Un texte de Philippe de Montigny

Après une manifestation sur la colline parlementaire à Ottawa vendredi, les manifestants se sont rassemblés devant le palais de justice de Woodstock samedi pour faire entendre leur indignation.

Renvoyez-la en prison, a scandé la foule à plusieurs reprises entre les discours.

Une meurtrière a été transférée à un endroit où elle n’a pas sa place et je veux tout faire pour la ramener derrière les barreaux. C’est insensé.

Rodney Stafford, père de la victime

La fillette avait 8 ans quand elle a été enlevée en 2009 par Terri-Lynne McClintic et son petit ami à l’époque, Michael Rafferty. Le corps de la petite avait été retrouvé trois mois plus tard. Elle avait été battue et violée.

En 2010, la femme a plaidé coupable au meurtre prémédité de Victoria Stafford et a été condamnée à la prison à vie, sans possibilité de libération avant 25 ans.

Pour le père de la victime, la décision de transférer Terri-Lynne McClintic vers un centre de ressourcement pour femmes autochtones lui a donné des frissons.

Elle représente encore un danger, estime M. Stafford, soulignant que la femme de 28 ans a d’ailleurs attaqué une autre détenue en prison.

Un homme devant un microRodney Stafford, le père de la victime. Photo : Radio-Canada

Les conservateurs fédéraux continuent de défendre l’idée que ce transfert n’aura jamais dû être fait.

Ce n’est pas approprié d'avoir McClintic dans un établissement qui n'est pas sécurisé. Il y a des enfants là-bas aussi, a affirmé le député conservateur Tony Clement.

Une motion au conseil municipal

Jeudi dernier, le conseil municipal de Woodstock a adopté à l’unanimité une motion pour dénoncer le transfert et demander que cette décision soit renversée.

Après une telle brutalité, je ne crois pas que la réhabilitation soit possible, affirme la conseillère Sandra Talbot, qui était au rassemblement.

Elle encourage d’ailleurs les Canadiens à signer une pétition en ligne (Nouvelle fenêtre) à cet effet.

Une dame avec une affiche entre les mains. Une manifestante lors d'une rassemblement à Woodstock Photo : Radio-Canada

Un rapport citant les raisons du transfert de la meurtrière est entre les mains du ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, qui doit en partager les conclusions dans les prochains jours.

Toronto

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