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Ces poules qui caquettent en ville

Une poule avec un baluchon traverse un passage piéton

Une poule quittant sa campagne pour la ville

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Avoir des œufs frais tous les jours grâce à un poulailler situé dans la cour, c'est un rêve que plusieurs citoyens caressent. Cependant, encore peu de villes l'autorisent. Plusieurs mythes persistent entourant cette pratique. C'est pourquoi le Musée québécois de l'agriculture et de l'alimentation de La Pocatière offrait une formation samedi sur les poules urbaines.

Un texte de Marie-Josée Paquette-Comeau

Près d’une douzaine de personnes participaient samedi à une formation donnée par le cultivateur Martin Boisvert. L’atelier aborde notamment l’alimentation, le milieu de vie, les besoins des différentes races de poules, les stades de croissance, la permaculture et la réglementation autour de la pratique au Québec.

En plus de donner des arguments afin de démocratiser la pratique, Martin Boisvert désire s’assurer que les futurs éleveurs soient conscients de la réalité afin de contrer l’effet de mode.

Des poules brunes marchent dans un poulailler.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des poules urbaines.

Photo : Radio-Canada / Mireille Chayer

Des poules, c’est bruyant!

Certaines races de poules sont plus loquaces que d’autres, explique le formateur. Cependant, en règle générale, les poules demeurent assez silencieuses si l’éleveur voit à leurs besoins de base.

Les poules sont des êtres grégaires. Il est important d’avoir minimalement trois poules dans son poulailler. Elles demandent un espace minimum de quatre pieds carrés par poule à l’intérieur du poulailler et d’un endroit extérieur pour se dégourdir, sans oublier l’eau fraîche et la nourriture.

La poule glousse seulement lorsqu’elle pond son œuf ou si un prédateur rode dans le secteur. Des cris désagréables sont signe d’une négligence de la part des propriétaires, selon Martin Boisvert.

C’est un animal, son bien-être est entre nos mains, il faut s’en occuper

Martin Boisvert, cultivateur et formateur
Des gens assis autour d'une table pour une formation sur les poules urbainesAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Près d'une douzaine de personnes ont assisté à une formation sur les poules urbaines au Musée québécois de l'agriculture et de l'alimentation de La Pocatière.

Photo : Martin Boisvert

Odeur nauséabonde des poulaillers

Les poulaillers n’émettent pas d’odeur si les propriétaires voient à l’entretien. Souvent conçues à partir de copeaux de bois, les litières doivent être changées de manière hebdomadaire ou selon les besoins. C’est l’expérience qui dicte la fréquence des changements selon le formateur.

Les poules tolèrent-elles l’hiver?

Les poules peuvent traverser nos hivers, selon Martin Boisvert. Il suffit de choisir une race plus rustique telle que la poule québécoise Chantecler, adaptée à notre climat.

Plus de 45 races sont adaptées à nos hivers. Pour plus de confort, il suffit de mettre une source de chaleur d’appoint lorsque le mercure tombe sous la barrière des -10 degrés Celsius. La poule résiste beaucoup mieux au froid qu’aux grandes chaleurs, renchérit le cultivateur.

Le fondateur de l'entreprise Néo-Terra et formateur, Martin BoisvertAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le fondateur de l'entreprise Néo-Terra et formateur, Martin Boisvert

Photo : Elisabeth Simard

Martin Boisvert encourage les propriétaires à garder leurs poules durant l’hiver, puisqu’il est plus risqué pour l’animal de contracter des maladies dans un refuge.

Vous avez l’idée d’abattre vos volailles à l’automne? Martin Boisvert vous met en garde contre les réglementations municipales qui l’interdisent, mais également contre un mauvais choix de race de poules. Une poule pondeuse n’est pas nécessairement bonne à manger.

Dispendieux d'élever des poules?

Si vous n’avez aucun talent de menuiserie, il est possible de se procurer des poulaillers auprès des quincailleries à un prix se situant entre 500 $ à 1000 $. Par la suite, il faut prévoir de 20 $ à 25 $ de nourriture par année, par poule.

Une construction en bois avec un toit.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une fois le cadre monté, il faut poser un toit et construire un abri pour les poule.

Photo : Courtoisie

En ce qui concerne le temps alloué, Martin Boisvert estime qu’il faut environ 5 minutes par jour pour s’occuper de ses poules. Une belle activité familiale, précise-t-il.

Ma ville est-elle « amie » des poules?

Dans l'Est-du-Québec, seule la Ville de Mont-Joli a autorisé les poules urbaines sur son territoire. Des groupes citoyens s’organisent, dont un à Rimouski, pour demander aux élus locaux de revoir la réglementation.

Pour Martin Boisvert, ces changements ne peuvent être amenés que par les citoyens eux-mêmes. Lui-même conseiller municipal dans son village de Saint-Isidore, en Beauce, il croit que le phénomène des poules à la maison dépasse l’effet de mode.

On parle d’autonomie alimentaire, d’avoir accès à de la nourriture locale de qualité, d’éducation de nos enfants, de recyclage de matières organiques […] il y a plein d’avantages à avoir des poules chez soi.

Martin Boisvert, cultivateur et formateur

Martin Boisvert a créé Néo-Terra, une entreprise de formation qui a offert 12 ateliers sur le sujet en 2018. Il espère continuer ces enseignements afin de promouvoir la cause de l’autonomie alimentaire.

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