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Tirer sur les migrants à la frontière : Trump revient sur sa parole

Des dizaines de migrants sur la remorque d'un camion

Des migrants traversant le Mexique en direction des États-Unis essaient d'attraper les dons que leur lancent des Mexicains, alors qu'ils passent à travers le village d'Aguilera sur la remorque d'un camion.

Photo : Reuters / Hannah Mckay

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Donald Trump a tempéré ses propos sur l'accueil qu'il réserve aux caravanes de migrants d'Amérique centrale, vendredi, alors qu'il avait affirmé la veille que ses soldats seraient libres de tirer sur les migrants si ces derniers leur lançaient des pierres.

Deux caravanes de migrants traversent actuellement le Mexique vers les États-Unis et plus de 5000 soldats ont été envoyés à la frontière entre les États-Unis et le Mexique par le président Donald Trump.

« S’ils veulent jeter des pierres sur nos militaires, comme ils l'ont fait à la police militaire du Mexique, nos militaires se défendront. Je leur ai dit de considérer ça comme un fusil », avait-il affirmé jeudi.

Vendredi, le président Trump a plutôt indiqué que les migrants lanceurs de pierre seraient seulement arrêtés « pour un long moment ». « Ils [ les soldats américains] n'auront pas à tirer. Ce que je ne veux pas, c'est que ces gens lancent des pierres. »

Donald Trump avait annoncé mercredi que jusqu'à 15 000 soldats pourraient être déployés à la frontière pour répondre à l'avancée des migrants. Pour le moment, 5200 soldats ont été envoyés par le Pentagone.

À quatre jours des élections de mi-mandat, qui pourraient faire perdre leur majorité aux républicains du Congrès, le président des États-Unis a par ailleurs continué d’affirmer qu’il veut durcir le système d’immigration américain, qu’il juge « le plus ridicule du monde ».

Il a aussi mis en garde la population contre les démocrates qui veulent accueillir « caravane sur caravane ».

Donald Trump avait souligné jeudi que son administration était en train de finaliser un plan pour empêcher les immigrants illégaux de demander l’asile aux États-Unis. Les lois fédérales américaines permettent pour le moment à tous les immigrants de faire une telle demande.

L'ex-président démocrate Barack Obama a qualifié vendredi de « manœuvre politique » l'envoi de troupes à la frontière avec le Mexique.

Les républicains « séparent même nos courageux soldats de leurs familles pour une manœuvre politique à la frontière », a-t-il dénoncé lors d'un rassemblement organisé à Miami pour soutenir la campagne électorale de candidats démocrates.

« Les hommes et femmes de notre armée méritent mieux que ça. On crée la peur constamment pour détourner l'attention du bilan » des politiques républicaines, a ajouté Obama.

Encore loin de la frontière américaine

Les deux caravanes de migrants sont loin d'avoir terminé leur voyage et elles sont encore à plusieurs semaines de route des États-Unis.

La première, qui rassemble environ 4000 personnes, a repris sa route jeudi, après s’être arrêtée une journée dans la localité de Juchitan, dans l'État d'Oaxaca, situé dans le sud du Mexique.

La seconde, d'environ 2000 personnes, était de son côté en progression dans l'État du Chiapas, frontalier avec le Guatemala.

Vendredi, une plus petite caravane provenant du Salvador est aussi entrée au Mexique après avoir traversé le fleuve Suchiate, dans le sud du pays.

Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

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