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Dernier droit pour la création d'une sous-zone de chasse au cerf dans la Baie-des-Chaleurs

Un cerf de Virginie en bordure d'une forêt.

Les cerfs causent 600 collisions par année sur les routes de la Baie-des-Chaleurs, là où 85% du cheptel est concentré.

Photo : iStock / bgsmith

Radio-Canada

Selon le ministère des Transports, les cerfs causent 600 collisions par année sur les routes de la Baie-des-Chaleurs, là où 85 % du cheptel gaspésien est concentré. Plusieurs automobilistes seront heureux d'apprendre que le dossier de la création d'une sous-zone de chasse pour réduire le nombre de bêtes se poursuit.

Un texte de Jean-Louis Bordeleau

Le ministère de la Faune rencontrera les intervenants régionaux en décembre pour présenter les grandes lignes du futur plan de gestion du cerf qui sera déposé en 2020.

On attend juste de voir comment qu'eux autres voient ça, indique le président de la Fédération québécoise de chasseurs et pêcheurs pour la région Gaspésie-Iles-de-la-Madeleine, Alain Poitras. Par exemple, où est-ce que la ligne passerait puis à quoi ça pourrait ressembler plus tard.

Alain Poitras, président de la Fédération québécoise de chasseurs et pêcheurs pour la région Gaspésie-Iles-de-la-Madeleine

Alain Poitras, président de la Fédération québécoise de chasseurs et pêcheurs pour la région Gaspésie-Iles-de-la-Madeleine

Photo : Radio-Canada / Pierre Cotton

Puis il y a la question des modalités : est-ce qu'on rajoute le cerf sans bois, rajoute-t-on des journées de chasse? C'est tout ce qu'on va avoir à discuter dans l'année 2019 pour se préparer.

Alain Poitras, président de la Fédération québécoise de chasseurs et pêcheurs pour la région Gaspésie-Iles-de-la-Madeleine
Un cerf mort étendu à l'arrière d'un véhicule

Le cerf est considéré nuisible pour les agriculteurs de la Gaspésie

Photo : Radio-Canada / Pierre Cotton

Le député de Bonaventure, Sylvain Roy, est lui-même un chasseur. Pour lui, la véritable cible demeure la création d'une sous-zone de chasse dans la Baie-des-Chaleurs avec un certain quota de femelles à abattre, mais qui ne s'étendrait pas à toute la Gaspésie.

C'est sûr que nous avions demandé une sous-zone pour la Baie-des-Chaleurs étant donné qu'il n'y a pas beaucoup de chevreuils du côté nord, explique-t-il. La chasse à la femelle du côté nord peut mettre en danger d'une certaine manière le cheptel de ce côté-là.

Sylvain Roy, député de Bonaventure

Sylvain Roy, député de Bonaventure

Photo : Radio-Canada / Pierre Cotton

Nous avions demandé une division des zones et ça n'a pas été fait immédiatement. On nous a fait valoir toutes sortes de raisons techniques, entre autres l'arpentage puis la définition des lots.

Sylvain Roy, député de Bonaventure

Tout cela devrait se préciser en 201, mais, dès demain, des milliers de chasseurs vont parcourir la forêt à la recherche de leur gibier, et ce, jusqu'au 11 novembre.

La Sûreté du Québec invite d'ailleurs les chasseurs à respecter les propriétés privées et à faire preuve de prudence.

Avec les informations de Pierre Cotton

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Chasse et pêche