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Des jeunes francophones s’attaquent à l’insécurité linguistique

Des jeunes réunis autour d'une table réfléchissent au thème de l'insécurité linguistique.
Les participants du forum sur l'insécurité linguistique à Ottawa réfléchissent aux facteurs stimulant ou neutralisant l'insécurité linguistique. Photo: courtoisie de la Fédération de la jeunesse canadienne-française
Radio-Canada

D'un bout à l'autre du pays, de jeunes Canadiens se mobilisent afin de trouver des stratégies pour lutter contre l'insécurité linguistique vécue par des francophones en milieu minoritaire par rapport à leur niveau de maîtrise de la langue.

Un texte de Miriane Demers-Lemay

« On prend quelqu’un qui se fait dire qu’il ne parle pas bien français, même s’il vient d’une petite communauté francophone. Ce sera facile pour cet individu de s’isoler et de ne pas prendre part à la société », observe la présidente de la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF), Sue Duguay. « Et un citoyen qui ne prend pas une part active [à la société], cela a des répercussions économiques et sociales. »

L’insécurité linguistique, c’est lorsqu'on n'est pas à l’aise de s’exprimer dans sa langue maternelle ou dans la langue de son choix.

Sue Duguay, présidente de la Fédération de la jeunesse canadienne-française

« La même insécurité peut se manifester lorsqu’on est à la recherche de vocabulaire ou lorsqu’on se fait dire de façon condescendante : "Tu as un très bon français." » ou "Tu as un très bel accent." », explique le directeur général de l’Association Jeunesse fransaskoise, Julien Gaudet. « Tous ces bons commentaires peuvent être pris de la mauvaise façon, selon le bagage personnel de l’individu. »

Ce sentiment de capacité linguistique peut jouer un énorme rôle dans le sentiment de fierté ou d’angoisse relativement à sa langue.

Julien Gaudet, directeur général de l’Association Jeunesse fransaskoise

« Il y a plusieurs personnes qui me disent que leur français n’est pas assez bon pour travailler en français, ajoute M. Gaudet. Ils aimeraient davantage travailler en anglais parce que c’est plus facile pour eux. »


Une stratégie pour la sécurité linguistique

La Fédération de la jeunesse canadienne-française fait partie des organismes qui travaillent à mettre en place une Stratégie nationale pour la sécurité linguistique.

Selon Sue Duguay, il s’agit d’un plan d’action ou des stratégies pour apporter de l’aide aux personnes qui parlent français et qui pourraient subir cette insécurité.

« Cela fait des années que nos membres nous font part de cette problématique, » raconte-t-elle.

Dans le cadre de cette stratégie, de jeunes Canadiens sont réunis à Ottawa jusqu’au 3 novembre pour un forum sur l’insécurité linguistique.

Des jeunes participent à une activité sur l'insécurité linguistique.Des ressources et des outils sont proposés pour contrer l'insécurité linguistique, lors d'un forum à Ottawa. Photo : courtoisie de la Fédération de la jeunesse canadienne-française

« Pour trouver une solution, il faut cerner la problématique, observe Mme Duguay. En fin de semaine, on commence avec l’un des aspects qu’on utilise pour sonder la population canadienne. »

L’insécurité linguistique fera également partie des thèmes abordés samedi par le Commissaire aux langues officielles, Raymond Théberge, lors de son passage en Saskatchewan dans le cadre des consultations publiques pour la modernisation de la loi sur les langues officielles.

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