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L’ex-gouverneure générale Adrienne Clarkson défend ses comptes de dépenses

L'ex-gouverneure générale Adrienne Clarkson, vêtue de noir, devant de militaires au garde-à-vous
L'ex-gouverneure générale Adrienne Clarkson, ici lors des funérailles de l'ex-ministre Jim Flaherty en 2014, affirme qu'elle n'a jamais cessé de servir le pays depuis sa retraite. Photo: La Presse canadienne / Nathan Denette

Dans une lettre ouverte publiée par le Globe and Mail vendredi, l'ex-gouverneure générale du Canada Adrienne Clarkson défend les dépenses qu'elle a engagées au cours des 13 années suivant la fin de son mandat, alléguant qu'elle « sert toujours le Canada ».

Les comptes de dépenses de la 26e gouverneure générale, en fonction de 1999 à 2005, ont fait l’objet de commentaires, après un reportage publié cette semaine par le National Post. Il appert que Mme Clarkson a réclamé plus d’un million de dollars au Trésor après sa retraite.

Pour neuf des 13 dernières années, les réclamations se sont élevées à plus de 100 000 $, sans que l’on connaisse le détail des frais.

« L’aide financière que j’ai reçue correspond à ce qui a été offert à mes prédécesseurs et à mes successeurs depuis la création du programme en 1979, écrit Mme Clarkson. L’existence de ce programme n’a jamais été secrète. »

Les anciens gouverneurs généraux peuvent effectivement obtenir du financement de l'État pour des dépenses professionnelles et des voyages lorsqu’ils sont reliés à leur ancienne fonction. Les frais admissibles incluent le soutien administratif, les frais de bureau, le coût du mobilier de bureau ou encore des services professionnels.

Chaque année, je reçois entre 500 et 700 demandes et invitations, en plus d’une correspondance substantielle de la part d’individus de tous les horizons.

Adrienne Clarkson, 26e gouverneure générale du Canada

Pour la seule année 2017, elle affirme avoir participé à 182 événements et avoir prononcé 16 discours, sans rémunération. Elle aurait également écrit 10 textes publiés sur diverses plateformes, toujours bénévolement.

« Ces chiffres représentent environ 25 % du total des demandes et des invitations que j'ai reçues en 2017 », écrit Mme Clarkson.

Chaque semaine, Mme Clarkson dit recevoir des douzaines de messages, qu’elle lit tous, des manuscrits qu’on lui demande de commenter ou de préfacer, ainsi que des requêtes pour soutenir des organisations culturelles. Elle se dit également impliquée dans divers jurys et comités consultatifs.

L’ex-représentante de la reine au Canada poursuit la liste de ses occupations en rappelant qu’elle a été nommée colonel-en-chef du régiment d’infanterie légère Princesse Patricia, un poste honorifique qu’elle occupe à vie.

Tout cela signifie que, à près de 80 ans, je mène une vie active cinq jours par semaine.

Adrienne Clarkson, 26e gouverneure générale du Canada

« Je pense que les Canadiens s'attendent à ce que je reste active. C’est ce que j’attends de moi », confie Mme Clarkson dans sa missive.

« Jouer au golf n’est pas une option », assure-t-elle.

Alors que des appels à la transparence ont été lancés, notamment par le Parti conservateur, Mme Clarkson ne fournit aucun détail supplémentaire sur les frais réclamés.

Les révélations de cette semaine ont poussé le premier ministre Justin Trudeau à soutenir que les avantages consentis aux anciens gouverneurs généraux doivent être réévalués.

Adrienne Clarkson est abonnée à l'examen minutieux de ses comptes. Pendant son mandat, elle avait été critiquée pour avoir présumément utilisé un avion du gouvernement afin se rendre à sa résidence secondaire.

Quelques années plus tôt, avant sa nomination à la tête du pays, elle avait demandé un remboursement au Musée canadien de la civilisation, où elle était membre du conseil d'administration, pour un trajet de limousine entre un aéroport et son cottage.

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