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Un coussin bien rempli de 3 milliards de dollars pour le nouveau gouvernement du Québec

Le premier ministre du Québec, François Legault, a présidé son premier conseil des ministres le 18 octobre 2018. Il est accompagné à droite du ministre des Finances, Éric Girard, et de la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais.
Le premier ministre du Québec, François Legault, a présidé son premier conseil des ministres le 18 octobre 2018. Il était accompagné à droite du ministre des Finances Éric Girard. Photo: La Presse canadienne / Jacques Boissinot
Radio-Canada

À la vue du rapport mensuel des opérations financières publié vendredi, la bonne santé économique du Québec saute aux yeux. L'État québécois a accumulé un surplus astronomique de 3 milliards de dollars du mois d'avril au mois d'août.

Un texte de Mathieu Dion, correspondant parlementaire à Québec

Ce montant est presque le double de celui accumulé l’an dernier à pareille date, et ce, même après un versement de plus de 1,1 milliard au Fonds des générations depuis le début de 2018.

Dans une première sortie depuis qu’il a pris connaissance de la situation budgétaire de l'État québécois, le ministre des Finances, Éric Girard, a donc indiqué, vendredi, que « l'intention » de son parti de remettre de l’argent aux Québécois « demeure ».

M. Girard, qui s’attend à un second semestre « moins fort » en 2018, a toutefois modéré les attentes quant à la croissance économique au cours de la prochaine année.

Le ministre prévient par ailleurs que ce surplus de 3 milliards est « temporaire » et qu’il est appelé à « disparaître ».

Dans les prochains mois, explique-t-il, la croissance des revenus autonomes devrait ralentir, alors que les dépenses devraient s’accélérer avec l’effet des mesures économiques des libéraux et celles à venir du gouvernement caquiste.

M. Girard affirme que les plus récents chiffres permettent de maintenir l’objectif d’atteindre l’équilibre budgétaire à la fin de l’année financière.

Incertitude à l'horizon

Son prédécesseur, maintenant dans l’opposition officielle, Carlos Leitao, demeure quant à lui d'avis que le gouvernement aura un « surplus substantiel » à la fin de l’année. « L’avenir est toujours incertain, nuance-t-il, particulièrement maintenant. Un ralentissement économique est en train de s’installer. »

S’il « ne prévoit pas une récession », Éric Girard anticipe une remontée des taux d’intérêt ainsi qu’une création d’emploi plus modeste en raison du faible taux de chômage et de la pénurie de main-d’œuvre. Autre source de turbulence : l’incertitude quant aux échanges commerciaux, malgré la conclusion d’un nouvel accord économique avec les États-Unis et le Mexique.

Le ministère des Finances table présentement sur une croissance économique de 2 %, ce qui est en phase avec le récent rapport préélectoral sur l’état des finances publiques qui évoquait une progression 2,1 % pour 2018 et 1,7 % pour 2019.

Mise à jour économique déposée après le 21 novembre

Dans ce contexte, Éric Girard dit adopter une posture « prudente » et « réaliste » en vue de la mise à jour économique. Il compte la déposer après celle d’Ottawa prévue le 21 novembre, puisque son homologue Bill Morneau a laissé entendre l'annonce de mesures pour améliorer la compétitivité des entreprises.

« Pour faciliter [son] travail », M. Girard dit « avoir besoin de savoir ce qu’il va faire ».

Il s’est d’ailleurs bien gardé de dévoiler des mesures qui se retrouveront dans son minibudget.

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