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Nouveau projet pour encourager l’immigration francophone

Un homme debout derrière un podium entouré de deux tables où sont assises quatre autres personnes.
Christian Howald, coordonnateur du Réseau de soutien à l'immigration francophone du Nord de l'Ontario, a animé l'annonce du projet. Photo: Radio-Canada / Jean-Loup Doudard
Radio-Canada

Le Centre de santé communautaire du Grand Sudbury (CSCGS) a lancé vendredi un projet pour favoriser l'immigration francophone et mieux outiller la communauté afin qu'elle fournisse le meilleur accueil possible.

Un texte de Miguel Lachance avec les informations de Jean-Loup Doudard

Le projet, financé par Immigration, Citoyenneté et Réfugiés Canada à hauteur de 148 173 $, visera entre autres à mieux préparer les organismes francophones de Sudbury à accueillir les nouveaux arrivants francophones dans le Nord de l'Ontario.

La région a besoin de 50 000 nouveaux arrivants au cours des deux prochaines décennies pour maintenir l’activité économique à son niveau actuel, selon le Réseau de soutien à l’immigration francophone du Nord de l’Ontario.

La communauté immigrante francophone à Sudbury est en croissance [...], mais il y a des services qui manquent encore, explique Monique Beaudoin, la coordonnatrice en promotion de la santé du CSCGS.

Portrait d'une femme dans un couloir. Monique Beaudoin est coordonnatrice en promotion de la santé du centre de santé communautaire du Grand Sudbury. Photo : Radio-Canada / Justine Cohendet

Elle ajoute que le financement permettra de bâtir les différents éléments de services dont les gens ont besoin pour bien s’installer ici.

Mieux connaître les besoins

La plupart des nouveaux arrivants vont vivre une solitude incroyable, car ils n’ont pas de réseau dans la ville, raconte Amélie Hien, membre du conseil d’administration du CSCGS.

Une femme dans un corridor.Amélie Hien est professeur agrégée à l'Université Laurentienne. Photo : Radio-Canada / Jean-Loup Doudard

Mme Hien ajoute que cette solitude peut avoir des effets néfastes sur la santé mentale et physique des immigrants et que l’accès à des services de santé en français n’est pas garanti.

La région est désignée bilingue, mais cela ne veut pas dire que partout on a accès à des services dans les deux langues.

Amélie Hien, membre du conseil d’administration du CSCGS.

Selon Mme Hien, le lien de confiance avec un fournisseur de soins s’établit plus difficilement lorsqu’il y a une barrière linguistique.

Mmes Beaudoin et Hien mentionnent également le défi de la recherche d’un emploi.

Amélie Hien se dit toutefois optimiste pour les prochaines années alors que de nombreux partenaires s'engagent activement pour mieux accueillir les immigrants.

L’un d'eux, l'organisme Actions interculturelles, offre des subventions pendant six mois aux employeurs qui acceptent d’engager un nouvel arrivant.

Un homme debout dans une salle, devant des drapeaux.Lancine Koulibaly est à Sudbury depuis cinq mois. L'organisme Actions interculturelle pour lequel il travaille a été créé à Sherbrooke. Photo : Radio-Canada

Lancine Koulibaly, agent de projet en employabilité pour Actions interculturelles, explique qu’il essaie de créer des liens entre les employeurs et les jeunes immigrants.

Le projet du centre de santé comprendra également une campagne médiatique pour montrer les contributions des nouveaux arrivants et expliquer ce que la communauté peut faire pour mieux les accueillir.

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