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Vive opposition au programme d’échange de seringues en prison

Deux hommes en uniforme de gardien de prison tiennent une banderole avec du matériel d'injection de drogue imprimé dessus et les inscriptions «fermer les yeux sur la drogue en prison... pas notre job». Derrière eux, des personnes manifestent en tenant des pancartes. Une enseigne au nom de Ralph Goodale est visible sur le bâtiment devant lequel se passe cette scène.

Un peu plus d'une cinquantaine de personnes ont manifesté contre le programme d'échange de seringues en prison, devant le bureau du ministre Ralph Goodale, à Regina.

Photo : Radio-Canada / Andréanne Apablaza

Radio-Canada

Le Syndicat des agents correctionnels du Canada a manifesté à Regina et à Moncton contre le programme d'échange de seringues en prison (PESP), vendredi. Ottawa réaffirme cependant sa volonté de réduire l'expansion du VIH et de l'hépatite C dans les prisons avec ce programme.

Plus d’une cinquantaine de personnes se sont rassemblées devant le bureau réginois du ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile, Ralph Goodale. Une manifestation similaire a eu lieu devant celui de la ministre de la Santé, Ginette Petitpas Taylor, à Moncton.

Dans un communiqué, le Syndicat des agents correctionnels du Canada demande l’interruption de l’implantation du PESP tant que les résultats des deux premiers essais ne sont pas publiés. Il s’agit des PESP lancés en mai dernier dans un établissement pour hommes au Nouveau-Brunswick et un établissement pour femmes en Ontario. Le programme doit être mis en place dans les autres provinces à compter de janvier prochain.

C’est une nouvelle arme que les prisonniers pourraient utiliser contre nous ou entre eux.

John Lambiris, membre du Syndicat des agents correctionnels du Canada

Le Syndicat exige aussi d’être consulté pour transmettre ses craintes au gouvernement fédéral. Elles concernent la sécurité du personnel correctionnel, mais aussi celle du public et des détenus. Pour John Lambiris, membre du syndicat, il se pourrait par exemple que les détenus s'échangent les seringues, ce qui ne résoudrait pas le problème de transmission de maladies.

Ottawa reste sur sa position

Le ministère de la Sécurité publique et de la Protection civile rappelle que les virus de l’hépatite C et du VIH/sida demeurent beaucoup plus répandus parmi les détenus qu’au sein de la population en général.

Il explique que d’autres programmes de prestation de seringues propres sont déjà en place dans les établissements du Service correctionnel du Canada (SCC). Les prisonniers peuvent par exemple avoir accès à des EpiPen pour les réactions allergiques. Des seringues d’insuline sont aussi disponibles pour les détenus atteints du diabète.

Selon le ministère, ces programmes démontrent qu'il « peut gérer les seringues de façon sûre et sécuritaire ».

Le SCC affirme aussi être conscient de la présence illégale de drogue dans ses établissements, mais dit qu’il est de sa responsabilité « d’assurer le mieux-être des personnes sous sa garde ».

Le Syndicat des agents correctionnels du Canada a fait savoir qu'il continuerait ses actions de mobilisation contre le PESP.

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