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Le mystère entoure les employés de la Société ontarienne du cannabis

Des plants de marijuana vus de près.

La province ne précise pas le nom de l'agence dont elle a retenu les services.

Photo : Radio-Canada / Michaële Perron-Langlais

Radio-Canada

Le gouvernement provincial dit avoir fait appel à un sous-traitant pour recevoir les commandes en ligne de cannabis et les envoyer aux Ontariens. Il refuse toutefois de donner de simples détails, comme le nom de l'entreprise en question ou le nombre d'employés qui reçoivent et envoient les commandes du public.

Un texte de Claudine Brulé

Questionné à plusieurs reprises au cours des derniers jours, le ministre des Finances, responsable de la Société ontarienne du cannabis, a redirigé les questions vers l'agence gouvernementale, qui, elle, refuse d'accorder des entrevues.

La Société a retenu les services d'un tiers parti en logistique grâce à un processus concurrentiel. La compagnie se spécialise dans les opérations de centres de distribution et de commandes en ligne et a une expérience significative avec de grands détaillants en Amérique du Nord.

Daffyd Roderick, directeur des communications, Société ontarienne du cannabis

Vic Fedeli attribue aussi les problèmes de livraison de la marchandise et les plaintes du public à l'important volume de commandes reçu : il affirme que 100 000 achats en ligne ont été effectués le 17 octobre, jour de la légalisation du cannabis .

Plus tôt cette semaine, l'ombudsman a confirmé qu'il avait reçu plus de 1000 plaintes du public concernant la Société ontarienne du cannabis.

La plupart des plaintes proviennent de clients frustrés des retards de livraison, des problèmes de facturation et du mauvais service à la clientèle, dit l'ombudsman de l'Ontario, Paul Dubé.

Les gens blâment la fonction publique pour ce gâchis qu'il [le premier ministre Ford] a créé avec le cannabis. Mais c'est le secteur privé qui est responsable.

Warren « Smokey » Thomas, président, Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario

Le président du Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario (SEFPO), Warren « Smokey » Thomas, trouve louche que le gouvernement divulgue si peu d'information sur la seule organisation qui peut légalement vendre du cannabis aux Ontariens.

Quelque chose ne sent pas bon, affirme le président du SEFPO.

Il rappelle que le gouvernement de Doug Ford promettait d'être transparent et soutient que c'est l'inverse qui se produit dans ce dossier. Alors, pourquoi ne pas dire qui a été retenu pour gérer la vente du cannabis dans la province?

M. Thomas a demandé à la vérificatrice générale de faire enquête, pour aussi savoir si un appel d'offres en bonne et due forme a eu lieu avant de signer le contrat.

Toronto

Politique provinciale