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En route vers un gouvernement conservateur au Nouveau-Brunswick

Le chef progressiste-conservateur, Blaine Higgs, l'air songeur

Le chef progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Radio-Canada

À la suite de la défaite du gouvernement libéral de Brian Gallant, le Parti progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick tentera d'obtenir, à son tour, la confiance de la chambre vers la fin du mois de novembre. Si les progressistes-conservateurs forment le prochain gouvernement, à quoi peut-on s'attendre?

Un texte de Camille Martel

Blaine Higgs, qui est devenu premier ministre désigné après sa rencontre avec la lieutenante-gouverneure vendredi après-midi, s’est dit soulagé.

Je suis content de la campagne que nous avons menée. On a été élu là-dessus.

Blaine Higgs, premier ministre désigné du Nouveau-Brunswick

On va être là pour quatre ans. On y va pour l’or!, a lancé Blaine Higgs, l’air confiant.

Même s’il obtient la confiance de la chambre, son gouvernement demeurera minoritaire. Dans tous les cas de figure, un gouvernement Higgs, si c’est le cas, ça pourrait durer un bon deux ans et la moyenne des gouvernements minoritaires au Canada, c’est à peu près 22 mois, avait indiqué la semaine dernière Roger Ouellette, politologue à l’Université de Moncton.

M. Higgs a souligné que son discours du Trône ne ressemblera pas à une liste d’épicerie, mais sera plutôt une liste de priorités, avec le cas d’Ambulance NB en tête. Le nouveau premier ministre désigné veut aller de l’avant avec la décision McEvoy, un médiateur qui avait conclu que les ambulanciers devraient être embauchés d’abord selon leur ancienneté et ensuite selon leur degré de bilinguisme.

Je suis inquiet pour les citoyens et pour leur santé.

Blaine Higgs, premier ministre désigné du Nouveau-Brunswick

Sur la question des langues officielles, il va confier cette tâche à son unique député francophone, Robert Gauvin : Il va se battre pour son équipe et [les Acadiens].

Robert Gauvin, député progressiste-conservateur au Nouveau-Brunswick.

Robert Gauvin a été élu dans la circonscription Shippagan-Lamèque-Miscou, au Nouveau-Brunswick, le 24 septembre 2018.

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

M. Higgs reconnaît que des députés d’autres partis qui ont été élus sont francophones et qu’en tant que gouvernement minoritaire, il sera prêt à travailler avec eux.

L’appui promis de l’Alliance des gens à un gouvernement conservateur pour une durée de 18 mois ne sera pas une entente formelle, a ajouté Blaine Higgs. On va bâtir une relation ensemble.

Rappelons que la plateforme électorale des progressistes-conservateurs portait principalement sur l’économie. M. Higgs souhaite atteindre l’équilibre budgétaire et compte économiser 538 millions de dollars sur quatre ans, notamment en supprimant 600 postes dans la fonction publique.

Il souhaite aussi éliminer la plaque d'immatriculation à l'avant des véhicules et privatiser la distribution du cannabis.

Kris Austin sent qu’il a le pouvoir

Questionné à savoir s’il sentait qu’il avait le pouvoir entre ses mains, le chef de l’Alliance des gens, Kris Austin, a répondu oui.

Lui qui avait donné son appui à un possible gouvernement progressiste-conservateur a apporté certains bémols vendredi. Pour appuyer le discours des conservateurs, il faudra que ce soit donnant-donnant. S’ils sont portés au pouvoir, notre appui se fera au cas par cas, a-t-il dit.

Kris Austin, habillé dans un style décontracté, répond à une question

Le chef de l'Alliance des gens du Nouveau-Brunswick, Kris Austin

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

M. Higgs m’a assuré que le discours allait rejoindre nos priorités. Si ce n’est pas le cas, rappelez-vous qu’il faut 25 votes pour garder son gouvernement.

Kris Austin, chef de l'Alliance des gens du Nouveau-Brunswick

M. Austin est aussi prêt à collaborer avec tous les autres partis et affirme que ses députés pourront voter librement, c’est-à-dire, que le parti ne votera pas tout le temps en bloc.

Les verts sont prêts à collaborer

On va commencer à travailler avec les conservateurs, a déclaré David Coon, chef du Parti vert, à la suite du discours de démission de Brian Gallant.

Bien que son parti avait appuyé le discours de ce dernier, il ne s’est pas dit surpris par l’issu du vote de confiance.

David Coon, vu de profil, accorde une entrevue

Le chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick, David Coon

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

M. Coon s'attend à ce que les progressistes-conservateurs incluent certains éléments de la plateforme du Parti vert dans son discours. Les députés conservateurs se sont quand même entendus sur certaines choses qui nous tiennent à coeur, comme le droit de jouir d’un environnement sain et protéger les droits des francophones et des autochtones.

Résumé des promesses du Parti progressiste-conservateur

Santé :

  • réduire de 50 % les temps d'attente pour certaines chirurgies avec un investissement de 24 millions de dollars ;

Éducation :

  • favoriser l'apprentissage de la langue seconde pour offrir des chances égales à tous d'obtenir des bons emplois ;
  • revoir les politiques pour maintenir plus d'écoles en milieu rural ;

Économie :

  • pas de hausse d’impôts;
  • atteindre l’équilibre budgétaire;
  • lutter contre la taxe fédérale sur le carbone;
  • exploiter davantage les ressources naturelles;
  • miser sur la croissance économique et l’entreprise privée;
  • défendre le projet Énergie Est.

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