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Le Syndicat des Douanes et de l’Immigration s’attend à une hausse de demandeurs d’asile

Des demandeurs d'asile aux Services frontaliers du Canada à Lacolle

Plus de 10 000 demandeurs d'asile ont été appréhendés par la Gendarmerie royale du Canada dans les six premiers mois de 2018.

Photo : Reuters / Christinne Muschi

Radio-Canada

Le Syndicat des Douanes et de l'Immigration (SDI) prévoit que le nombre de demandeurs d'asile qui traversent la frontière en provenance des États-Unis continuera d'augmenter en 2019, malgré le plan du gouvernement fédéral d'accroître le nombre de renvois.

L’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) s’est fixé une cible de 10 000 renvois par année, c’est-à-dire d’augmenter d’environ 35 % le nombre d’expulsions de personnes dont la demande de statut de réfugié a été rejetée.

Mais selon le Syndicat des Douanes et de l’Immigration, cette mesure n’est pas suffisante pour gérer l’afflux de demandeurs d’asile, d’autant plus qu’il s’attend à ce que le nombre continue d’augmenter en 2019.

Les ressortissants salvadoriens ont par exemple jusqu’au 9 septembre 2019 pour quitter les États-Unis, alors que l’administration Trump a mis fin au programme de protection temporaire (TPS) de ces ressortissants.

Pour faire face à l’immigration illégale, le SDI demande entre autres à ce que les douaniers effectuent des patrouilles entre les postes frontaliers, comme le font leurs collègues américains.

Pour le moment, ce sont les agents de la Gendarmerie royale du Canada qui se chargent de ces patrouilles en sol canadien.

Selon le président du Syndicat, Jean-Pierre Fortin, cette autorisation permettrait aux agents des douanes d’augmenter leur mobilité pour assurer une meilleure surveillance de la frontière.

Jean-Pierre Fortin, président du Syndicat des Douanes et de l’Immigration

Jean-Pierre Fortin, président du Syndicat des douanes et de l’immigration

Photo : Radio-Canada

C’est de jeter un oeil accru entre les bureaux de douane. C’est de tenter d’augmenter le niveau de vigilance à la frontière.

Jean-Pierre Fortin, président du Syndicat des Douanes et de l’Immigration

Une immigration qui coûte cher aux provinces

Du côté de l’Ontario, la ministre des Services à l'enfance et des Services sociaux et communautaires, Lisa MacLeod, réitère sa demande auprès du gouvernement canadien d’indemniser la province et les municipalités pour les coûts engendrés par l’arrivée de milliers de demandeurs d’asile depuis le début de l’année 2017.

Elle ajoute qu'à Toronto, par exemple, environ 40 % des occupants des refuges sont des demandeurs d'asile.

Il est important que nous comprenions mieux ces coûts et les pressions qu'ils exercent sur nos services provinciaux et municipaux.

Lisa MacLeod, ministre des Services à l’enfance et des Services sociaux communautaires de l’Ontario

Le gouvernement fédéral a déjà alloué 11 millions de dollars à cet effet pour l’Ontario. Une somme entièrement destinée à la Ville de Toronto.

Des agents des services frontaliers

Des membres de l'Agence des services frontaliers du Canada passent près d'une tente qui abrite des demandeurs d'asile à la frontière canado-américaine, à Lacolle, au Québec, le 10 août 2017.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Windsor

Politique fédérale