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Premier vol entre Mont-Joli et les installations de Mine Raglan

Des travailleurs se dirigent vers l'avion de la compagnie Air Inuit sur la piste de l'aéroport de Mont-Joli.

Les travailleurs de la Mine Raglan peuvent désormais prendre l'avion à partir de Mont-Joli pour se rendre dans le Grand Nord.

Photo : Radio-Canada / Ariane Perron-Langlois

Radio-Canada

Les travailleurs de la Mine Raglan dans le Grand Nord peuvent désormais prendre l'avion à partir de Mont-Joli pour se rendre sur leur lieu de travail. Le premier vol de la compagnie a décollé vendredi matin.

Une trentaine d’employés ont pris l’avion de la compagnie Air inuit vers 8 h 45 ce matin. Après environ 1 h 30 de vol, leur avion s’est arrêté à Montréal, où ils sont montés dans l’appareil de la compagnie Mine Raglan.

150 employés et sous-traitants du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et du Nouveau-Brunswick se sont inscrits pour avoir accès à ce service. Trente autres pourraient l’utiliser plus tard puisque la compagnie embauche aussi 180 autres travailleurs dans la région et au Nouveau-Brunswick.

Des travailleurs de la Mine Raglan à l'aéroport de Mont-Joli. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des travailleurs de la Mine Raglan à l'aéroport de Mont-Joli.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Il y aura un vol par semaine, le vendredi, qui partira le matin et reviendra le soir.

Les travailleurs miniers concernés ont l'habitude de passer du temps dans les aéroports. Ils font la navette, une à deux fois par mois, entre leur résidence et la mine Raglan, dans l'Extrême-Nord du Québec. Jusqu'ici, ils devaient faire la route jusqu'à Montréal ou Québec pour prendre l'avion.

On prenait à Montréal nous autres, fait que c'était une journée d'avance il fallait partir, ça prend de l'argent aussi, du temps, on passe pas de temps en famille.

Évan Mercier, résident de Mont-Saint-Pierre et homme de service

Tu sauves du temps de route, j'ai une journée de plus à la maison, une journée et demie de plus, avec les enfants, ça vaut la peine!

Ken Lévesque, résident de Mont-Louis et journalier

Un autre travailleur de Rimouski, Jude Gendron, ajoute qu’il fera des économies de 2000$ par année puisqu’il n’aura plus à conduire jusqu’à Montréal.

Une mesure de rétention

Mine Raglan indique que la mise en place de ce vol coûte cher, mais la compagnie soutient que les bénéfices dépassent largement ces coûts.

Des travailleurs de Mine Raglan dans l'avion à Mont-Joli.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des travailleurs de Mine Raglan dans l'avion à Mont-Joli

Photo : Radio-Canada / Ariane Perron-Langlois

Selon Jean Drolet, directeur des ressources humaines de l’entreprise, Mine Raglan cherche notamment à favoriser la rétention et l’attraction de la main-d’œuvre.

Pour nos employés qui demeurent ici, qui sont déjà à notre emploi, c'est un élément de rétention important. Et peut-être que oui. il pourra y avoir d'autres personnes qui vont être intéressées à travailler à Raglan.

Jean Drolet, directeur des ressources humaines à Mine Raglan

Le projet-pilote qui sera en place pour un temps indéterminé. L’entreprise veut tout d’abord évaluer la popularité du service et son impact sur les opérations de la mine.

Ce vol destiné aux employés de Mine Raglan n'est pas le seul à faire son apparition à Mont-Joli. Depuis un an, l'aéroport note une augmentation de 20 % du nombre de vols, qui est attribuable à la reprise minière.

D'après les informations d'Ariane Perron-Langlois

Bas-Saint-Laurent

Transports