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Le conjoint de Josiane Arguin arrêté et accusé de meurtre

La photo d'identité de Simon Brind'Amour.

Simon Brind'Amour a comparu à la Cour du Québec vendredi après-midi sous les chefs d'accusation de meurtre au deuxième degré et d'outrage à un cadavre, a indiqué le SPVM.

Photo : SPVM

Radio-Canada

Le conjoint de Josiane Arguin, une Montréalaise de 34 ans disparue depuis deux mois, a été accusé vendredi du meurtre non prémédité de celle-ci. Simon Brind'Amour, 37 ans, fait aussi face à une accusation d'outrage à un cadavre.

L'accusé a comparu par vidéoconférence en Cour du Québec depuis l'Établissement de détention de Rivière-des-Prairies. La cause reviendra devant le juge le 3 décembre, cette fois-ci en Cour supérieure.

D'ici là, Simon Brind'Amour demeurera incarcéré. Il ne pourra pas non plus communiquer avec ses trois enfants et avec la mère de ceux-ci.

« J'ai la version de M. Brind'Amour; je vais prendre le temps de lire attentivement la version des enquêteurs et on verra les prochaines étapes suite à ça », s'est contenté de dire son avocat, Tom Pentefountas.

C'est un jeune homme – père d'enfants – qui n'a pas de démêlés avec la justice de par le passé, alors on verra pour la suite des choses.

Tom Pentefountas, avocat de la défense

Quelques membres de sa famille étaient d'ailleurs présents lors de sa comparution, vendredi. Visiblement très attristés par les événements, ils n'ont pas voulu émettre de commentaires.

Des policiers percent le sol.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des enquêteurs de la SQ sondent le sol dans la cour de la résidence de Josiane Arguin.

Photo : Radio-Canada

Simon Brind'Amour a été arrêté jeudi sur son lieu de travail, tandis que les enquêteurs poursuivaient les recherches, entreprises mercredi matin, dans la propriété de Josiane Arguin.

Après avoir déployé d'importantes ressources scientifiques et judiciaires dans la maison du quartier Parc-Extension pour trouver des indices liés à la disparition, la police a démantelé vendredi matin le poste de commandement qu'elle avait installé sur les lieux et rouvert le périmètre établi autour de la demeure.

En plus des enquêteurs du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), des experts de l’unité des crimes majeurs de la Sûreté du Québec et des techniciens de l’identification judiciaire ont ratissé la résidence cette semaine à la recherche d’indices.

Des chiens renifleurs, venus de l'Ontario et dressés pour la détection de cadavres, ont également pris part aux recherches.

Dans la maison, les enquêteurs avaient recouvert toutes les fenêtres, possiblement pour utiliser le luminol, qui permet de détecter de traces de sang à l’aide d’un réactif chimique. Après l'arrestation du suspect, les policiers ont saisi aussi des objets dans la voiture qui était garée devant la maison.

Impossible de savoir si le corps de la jeune femme a été retrouvé, mais le SPVM laisse entendre que l'accusé a lui-même donné des indices utiles aux enquêteurs.

« Une grande partie de la preuve a été fournie suite à l'interrogatoire du suspect dans ce dossier, ce qui nous a permis de monter un dossier et de pouvoir le déposer aujourd'hui », a expliqué l'agent Benoît Boisselle, vendredi.

Gros plan sur le visage de Josiane ArguinAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Josiane Arguin n'a pas été revue depuis qu'elle a quitté son domicile le 1er septembre.

Photo : SPVM

Selon nos informations, c'est le suspect qui aurait signalé la disparition de Josiane Arguin aux policiers le 15 septembre. Il aurait dit l'avoir vue pour la dernière fois le 1er septembre au matin, alors qu'elle quittait sa maison de la rue Anvers, près de la rue Bloomfield.

Simon Brind'Amour aurait expliqué son manque d'empressement à contacter les autorités par le fait que sa conjointe disparaissait souvent pour mieux revenir par la suite. Il aurait également fait valoir que Josiane Arguin avait des idées suicidaires.

Avec les informations de Karine Bastien

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