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Les révélations d'Enquête sur l'industrie du cannabis ont un doux parfum pour l'opposition

Justin Trudeau

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau est venu jeudi à Churchill pour y annoncer la reprise des activités ferroviaires.

Photo : La Presse canadienne / JOHN WOODS

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les révélations de l'émission Enquête sur l'industrie du cannabis font beaucoup réagir à Ottawa, autant du côté de l'opposition que de celui du premier ministre. Il a admis que des correctifs devraient être apportés au processus d'octroi des permis de production des entreprises.

Radio-Canada a révélé jeudi que Santé Canada avait octroyé de tels permis à des entreprises où l'on retrouve des individus liés à des membres du crime organisé. Les policiers affirment pour leur part qu'ils n'ont pas les ressources pour mener des enquêtes approfondies sur les investisseurs de ces sociétés.

Si le gouvernement Trudeau estime que la légalisation doit servir à contrer le crime organisé, les révélations d'Enquête donnent toutefois un nouvel angle d'attaque à ses adversaires. Pour l'opposition, il s'agit d'une autre preuve que le gouvernement a bâclé son projet de légalisation.

« À sa face même, les problèmes commencent à émerger », a lancé le député conservateur Gérard Deltell.

« Il fallait faire ce travail de recherche pour savoir qui contrôle réellement ces compagnies-là parce que ces gens-là, ils enlèvent le patch qu'ils ont dans le dos, ils se mettent une cravate et ils deviennent des hommes d'affaires légitimes, puis ils continuent de faire des profits avec la drogue », dénonce le député du NPD Alexandre Boulerice.

Interpellé à ce sujet, le premier ministre Justin Trudeau a concédé que des correctifs pourraient s'avérer nécessaires.

« Évidemment, c'est un processus. Évidemment, il y a d'autres étapes à faire et des améliorations sont toujours à faire. Mais nous sommes très contents de la façon dont ça a commencé. »

Une surveillance déjà stricte

La ministre de la Santé assure pour sa part qu'elle est à l'écoute.

« Je dois vous dire que les enquêtes menées par Santé Canada sont exhaustives. Si jamais les corps policiers ont besoin de plus de ressources, c'est quelque chose que nous allons évaluer », explique Ginette Petitpas Taylor.

La ministre est toutefois plus évasive sur l'idée d'interdire le recours aux fiducies pour investir dans l'industrie du cannabis, des structures qui peuvent rendre très difficile, voire presque impossible, l'identification de certains investisseurs.

De son côté, l'industrie du cannabis refuse d'être la seule visée par ce genre d'interdiction, soulignant qu'elle fait déjà l'objet d'une surveillance stricte.

« Nous avons déjà une surveillance qui est de loin supérieure à celle de toute autre industrie », clame le directeur général du Conseil canadien du cannabis, Allan Rewak.

Avec les informations de Louis Blouin

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