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Des infirmières praticiennes n’arrivent pas à trouver du travail au Nouveau-Brunswick

Une infirmière qui prend la pression d'une patiente.
Linda Arseneault, responsable du programme d’infirmières praticiennes de l’Université de Moncton, voit beaucoup d'inquiétude au sein des étudiantes. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Les infirmières praticiennes du Nouveau-Brunswick sont inquiètes : une quinzaine d'entre elles ont du mal à trouver un poste et risquent de perdre leur certification.

Une infirmière praticienne doit travailler 600 heures dans son domaine pour conserver sa certification.

Une quinzaine d’infirmières praticiennes du Nouveau-Brunswick ont du mal à atteindre ce plateau cette année. Elles sont même maintenant à risque de perdre leur titre.

C’est notamment parce que, dans les dernières années, le gouvernement n’a pas ouvert de poste d’infirmière praticienne, selon Linda Arseneault, responsable du programme d’infirmières praticiennes de l’Université de Moncton. Au début, il y avait des postes chaque année, dit-elle.

J’ai eu plusieurs appels d’infirmières qui voulaient devenir infirmières praticiennes. [...] Une des questions qu’elles me posaient, c’est : “Est-ce que je vais avoir un emploi par la suite?”

Linda Arseneault, responsable du programme d’infirmières praticiennes de l’Université de Moncton

Aux yeux du Syndicat des infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick, la situation semble contradictoire, notamment lorsqu’on voit la situation à l’Hôpital régional de Bathurst, où le service d’obstétrique est temporairement fermé en raison du manque de personnel infirmier.

On a 20 000 personnes qui attendent pour avoir accès à des soins de santé primaires, puis on a des infirmières praticiennes qui sont en train de peut-être perdre leur licence parce qu'elles ne peuvent pas pratiquer.

Maria Richard, vice-présidente du Syndicat des infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick
Maria Richard en entrevue avec un journaliste.Maria Richard déplore qu'au milieu de tout ça, ce soient les mamans qui paient le prix. «Le bébé, il ne va pas attendre», lance-t-elle. «On demande à ces familles-là, à ces mamans-là de se déplacer.» Photo : Radio-Canada / Pierre Richard

Linda Silas, présidente de la Fédération canadienne des syndicats d'infirmières et d'infirmiers, se veut toutefois rassurante.

Le Nouveau-Brunswick a été le plus créatif parce qu'ils ont travaillé avec l'association médicale et les infirmières pour s'assurer que si un médecin s'en va en vacances, au lieu d'avoir quelqu'un d'une autre province qui va venir le remplacer, l'infirmière praticienne peut aller faire ses heures.

Ces « supers infirmières » ont effectivement la capacité de faire beaucoup de choses que font les médecins de famille. Certaines se lancent d’ailleurs dans la pratique privée, ce qui est toutefois très coûteux.

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