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L'Hôpital Maisonneuve-Rosemont transfère son unité psychiatrique à l'Institut universitaire en santé mentale

Un corridor d'hôpital.

L'Institut universitaire en santé mentale de Montréal accueillera les patients en psychiatrie de Maisonneuve-Rosemont.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'objectif est de concentrer l'expertise en santé mentale de l'est de la métropole dans un seul et même lieux. Pour y arriver, le département de psychiatrie de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont déménage dès janvier. Tout le personnel et les 54 lits sont transférés à l'Institut universitaire en santé mentale de Montréal.

Un texte de Davide Gentile

La direction de l'établissement affirme que le déménagement est nécessaire pour améliorer les soins en concentrant l'offre de services en psychiatrie.

Mais le mauvais état du bâtiment y est aussi pour beaucoup.

« On a un enjeu de vétusté des lieux à Rosemont », admet Jonathan Brière, directeur des services de santé mentale pour le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l'Est-de-l'île-de-Montréal.

En effet, certains murs du pavillon Rosemont de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont sont recouverts de clôtures pour retenir les briques et le mortier qui s'effrite. Le bâtiment a obtenu la pire cote octroyée par Québec pour ce qui est du niveau de vétusté, c'est-à-dire un E.

On veut offrir à nos employés et nos patients un environnement adapté avec les unités rénovées à l'Institut.

Jonathan Brière, directeur des services de santé mentale pour le CIUSSS de l'Est-de-l'île-de-Montréal

La direction affirme aussi que l'établissement veut rendre les services là où sont en plus grand nombre les professionnels en santé mentale. « On veut regrouper nos services là où l'expertise en psychiatrie est concentrée : à l'Institut », affirme encore Jonathan Brière.

L'offre de service demeurerait la même, selon la direction du CIUSSS de l'Est-de-l'île-de-Montréal. Cela veut dire que les 54 lits qui existaient dans le département de psychiatrie de Maisonneuve-Rosemont sont recréés.

Tout le personnel déménage aussi. « Il n'y a aucune compression », assure M. Brière.

Retour à la centralisation

Des arguments rejetés par Action autonomie, un collectif de défense des droits en santé mentale.

« Ça va à l'encontre de ce qui se fait en santé mentale au Québec depuis 60 ans », déclare Jean-François Plouffe, chargé de communications pour l'organisme.

Il estime qu'il s'agit d'un retour à une centralisation abandonnée depuis la fermeture des asiles, dans les années 1960 et 1970.

« La tendance était à la décentralisation des services psychiatriques et leur installation dans des hôpitaux généralistes. L'idée étant que la maladie mentale est une maladie comme les autres », affirme-t-il

Selon lui, ce déménagement va éloigner les services des prestataires qui sont souvent très vulnérables et peu mobiles.

Ça semble vouloir répondre à des impératifs budgétaires et de productivité.

Jean-François Plouffe, porte-parole d'Action autonomie

Des lieux rénovés

La direction de l'établissement aurait avisé les employés de ce déménagement il y a quelques semaines.

« L'ensemble des gens savent qu'ils déménagent. Et ils sont contents de s'en venir ici dans des lieux rénovés », soutient Jonathan Brière.

Les bâtiments actuels de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont devront de toute façon être probablement tous rasés d'ici quelques années.

Le printemps dernier, le ministre de la Santé Gaétan Barrette a annoncé un projet de 1,8 milliard de dollars pour reconstruire l'institution d'ici huit ans.

La situation se dégrade si rapidement que la direction doit envelopper la totalité de l'enveloppe du bâtiment de clôtures de métal pour empêcher des morceaux de s'en détacher.

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Grand Montréal

Santé mentale