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Déversement d'eaux usées à Longueuil : les équipes travailleront 24 h sur 24

La station de pompage Lafrance est située sur l'île Charron, près du pont tunnel Louis-Hippolyte-Lafontaine

La station de pompage Lafrance est située sur l'île Charron, près du pont tunnel Louis-Hippolyte-Lafontaine

Photo : Ministère des Transports du Québec

La Presse canadienne
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Ville de Longueuil confirme le déversement, à compter du 15 novembre, de plus de 160 millions de litres d'eaux usées dans le fleuve Saint-Laurent sur une période de huit jours.

Ce rejet est imputable à des travaux sous-marins visant le remplacement de deux sections endommagées d'une conduite d'eaux usées qui achemine une faible proportion de celles produites par la municipalité au Centre d'épuration Rive-Sud situé sur l'île Charron.

Des travaux préliminaires sont entamés depuis le 29 octobre, mais ce n'est qu'à compter du 15 novembre qu'il faudra arrêter la station de pompage qui achemine les eaux usées, ce qui entraînera le rejet dans le fleuve.

Longueuil assure que les travaux seront réalisés 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 et même par deux équipes en simultané afin de limiter la durée de la période de rejet.

Tant les ministères provincial et fédéral de l'Environnement que celui des Forêts, de la Faune et des Parcs ainsi que Pêches et Océans Canada ont donné les autorisations nécessaires à la réalisation de ces travaux et au déversement.

La Ville promet d'assurer « un suivi serré de la qualité de l'eau tout au long du processus, notamment par la prise d'échantillons et l'analyse dans une vingtaine d'endroits différents ».

Des inspections systématiques des berges seront réalisées, de même qu'un nettoyage à la fin du chantier, au besoin.

La Ville tente de réduire les impacts

La municipalité affirme avoir choisi le moment où ces travaux auront le moins d'impact, notant qu'il y a beaucoup moins d'activités nautiques et de plaisanciers sur le fleuve en novembre, que le niveau des eaux et le débit y sont plus élevés et que ce moment « ne constitue pas la période de reproduction de plusieurs espèces de poissons ».

Le point de déversement est situé à la hauteur du pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine et les eaux usées s'écouleront dans le chenal entre la rive du fleuve et les îles de Boucherville.

Des panneaux et des affiches d'interdiction de contact avec l'eau seront installés aux différents points d'accès au Saint-Laurent et des lettres seront envoyées aux résidents du secteur afin de les informer que l'eau du fleuve sera temporairement impropre à toute activité.

Toute cette opération n'est pas sans rappeler la fameuse affaire du déversement des eaux usées à Montréal, une opération similaire menée par la Ville de Montréal en 2015 qui avait soulevé une vive controverse.

L'opération de la métropole était cependant d'une tout autre envergure : on avait déversé 4,9 milliards de litres d'eaux usées dans le Saint-Laurent, comparativement aux 160 millions de litres prévus cette fois-ci.

Les analyses subséquentes de l'eau avaient toutefois démontré un impact limité sur la qualité de l'eau du fleuve, comme l'avaient prévu les experts des ministères de l'Environnement fédéral et provincial.

Une opération similaire a aussi eu lieu à Québec en février dernier, mais sur une durée beaucoup plus limitée, alors que la Ville a déversé 46 millions de litres d'eaux usées durant une nuit afin de procéder à l'entretien d'un poste de pompage.

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