•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Entretien des navires partagé avec la Davie : inquiétude au chantier naval Irving à Halifax

Les manifestants prennent le départ du bâtiment d'Irving le 16 octobre 2018 à Halifax.

Des travailleurs du chantier naval Irving, à Halifax, manifestent avec des pancartes sur lesquelles est écrit : « Les navires restent ici ».

Photo : Radio-Canada / Olivier Lefebvre

Radio-Canada

Le syndicat qui représente les travailleurs du chantier naval d'Irving, en Nouvelle-Écosse, est inquiet après l'annonce du gouvernement fédéral de partager avec deux autres chantiers maritimes, dont le chantier Davie, au Québec, les travaux d'entretien des frégates de la Marine royale canadienne.

Jeudi, Ottawa a annoncé que le chantier maritime de la Davie, à Lévis près de Québec, allait obtenir une part importante du contrat fédéral de 7 milliards de dollars pour la modernisation de 12 navires. Selon Radio-Canada, Halifax et Lévis se partageraient à parts égales les travaux sur les sept frégates des Forces maritimes de l'Atlantique, et le chantier de Victoria, en Colombie-Britannique, obtiendrait le contrat pour les cinq navires du Pacifique.

Cette décision d’Ottawa est inquiétante, car elle aura un impact sur les emplois au chantier naval d’Halifax, a souligné jeudi par voie de communiqué David Baker-Mosher, président de la section locale 1 de la Fédération des travailleurs de construction navale, affiliée à Unifor.

Cependant, le ministre de la Défense fera une annonce additionnelle demain et nous avons espoir que ce seront des nouvelles positives pour les travailleurs du chantier.

David Baker-Mosher

Le ministre de la Défense nationale, Harjit Sajjan sera en effet à Halifax vendredi matin pour une annonce concernant le futur de la flotte de la Marine royale canadienne.

Les travailleurs du chantier naval Irving à Halifax assistent à la cérémonie de baptême du NCSM Harry DeWolf le 5 octobre 2018.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les travailleurs du chantier naval Irving à Halifax assistent à la cérémonie de baptême du NCSM Harry DeWolf le 5 octobre 2018.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Anticipant cette décision, les travailleurs du chantier naval Irving Shipbuilding avaient manifesté le 16 octobre à Halifax. Le syndicat représentant un millier de travailleurs du chantier redoute la perte de 300 à 400 emplois.

Ils ont lancé la campagne « Ships Stay Here » (« Les navires restent ici », en français) pour communiquer leur désaccord.

Le pouvoir du caucus du Québec

Ken Hansen.

Ken Hansen, ancien commandant de la Marine canadienne et analyste indépendant en matières de défense nationale.

Photo : Radio-Canada / CBC/Brett Ruskin

Pour Ken Hansen, un ancien commandant de la Marine canadienne devenu analyste indépendant en matières liées à la défense nationale, il serait plus logique d’effectuer les travaux de maintenance et de réparation des frégates dans le port où elles ont été construites, c’est-à-dire celui d’Halifax.

C’est en effet la norme à travers le monde, souligne M. Hansen. Agir comme le gouvernement fédéral vient de le faire est, selon lui, inefficace et coûteux, en plus de plonger les travailleurs dans des cycles continuels d’embauches et de licenciements.

Cela démontre que le pouvoir du caucus du Québec au sein du Parti libéral est vraiment fort. Ils sont capables de forcer ce genre de décision contraire aux meilleures pratiques, dénonce M. Hansen.

Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Stephen McNeil, dit que son gouvernement s’est entretenu avec Ottawa afin de conserver les emplois au chantier naval d’Halifax.

Les libéraux de M. McNeil ont fait valoir au gouvernement fédéral que les travaux d’entretien et de réparation devaient être effectués à Halifax afin que le chantier puisse maintenir le haut de degré de compétence qu’il a présentement, a dit jeudi le premier ministre.

Avec les informations de La Presse canadienne

Nouvelle-Écosse

Chantier naval