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Pénurie d'enseignants d'immersion française : une classe à Abbotsford étudie en anglais seulement

Une jeune fille de 9 ans, blonde avec des lunettes noires, et un chandail rouge, blanc et bleu.

Au premier jour de la rentrée, Jade Smith est heureuse d'aller en 4e année d'immersion française . Mais depuis 3 semaines, elle a perdu le goût de l'école car elle n'a plus d'enseignante en français.

Photo : Jolene Duncan

Radio-Canada

Les élèves d'une des classes d'immersion en 4e année de l'École Sandy Hill, à Abbotsford, en Colombie-Britannique, sont sans professeur de français depuis le 10 octobre. La personne en poste en septembre a accepté une offre dans une école plus proche de son domicile.

Un texte de Saïda Ouchaou

Jolene Duncan est la mère de Jade Smith, 9 ans, qui est en 4e année en immersion française. Elle est inquiète de voir ce que sa fille traverse : depuis trois semaines, elle se rend démoralisée à l'école parce que l'enseignement se déroule uniquement en anglais.

Nous avons trois classes de 4e année en immersion dans notre école. En ce moment, une classe ne reçoit aucun cours en français, alors que dans les deux autres, c'est 100 % en français.

Jolene Duncan, parent de l'École Sandy Hill à Abbotsford

Parmi les solutions avancées par les parents, Jolene Duncan cite les recommandations du ministère de l'Éducation en ce qui a trait aux enseignements spécialisés. Selon Mme Duncan, il pourrait y avoir une rotation des deux enseignants de 4e année entre les trois classes, en attendant qu'un professeur d'immersion française soit recruté. Cette proposition n'a pour l'instant pas été retenue.

La commission scolaire d'Abbotsford indique, dans une déclaration écrite, avoir mis en place une série de stratégies pour attirer des enseignants d'immersion dans ses écoles. Elle mentionne du mentorat, des affectations prioritaires pour certains postes, des offres d'emploi à temps plein dès le recrutement et également des aides financières pour faciliter l'installation des enseignants dans la région. La commission affirme continuer de soutenir un programme d'immersion française de qualité à Abbotsford.

De son côté, le ministre provincial de l'Éducation, Rob Fleming, mentionne des actions du gouvernement telles que la contribution financière pour ajouter des places dans les universités de la province pour spécifiquement former des futurs enseignants d'immersion française. Il ajoute que le travail de recrutement se fait aussi dans le reste du pays et à l'étranger.

Le porte-parole du groupe Canadian Parents for French pour la Colombie-Britannique, Glyn Lewis, dit qu'il a tiré la sonnette d'alarme depuis plusieurs années à propos de la pénurie d'enseignants de français.

On a enfin du soutien maintenant des gouvernements provincial et fédéral, mais ça prend du temps pour trouver les enseignants.

Glyn Lewis, directeur général, Canadian Parents for French, Colombie-Britannique

Jolene Duncan dit que la situation est folle, les parents s'étant fait dire de s'accrocher à l'espoir qu'en janvier-février, parmi la nouvelle cohorte d'enseignants diplômés en français, l'un d'entre eux choisira Abbotsford.

Colombie-Britannique et Yukon

Éducation