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Alek Minassian subira directement son procès, sans enquête préliminaire

Dessin de cour d'Alek Minassian portant une tenue de prisonnier orange

L'accusé Alek Minassian lors de sa comparution par vidéoconférence le 10 avril.

Photo : CBC/Pam Davies

Radio-Canada

Un homme de 25 ans accusé d'avoir tué 10 personnes dans une attaque au camion-bélier dans le nord de Toronto en avril dernier a comparu en cour par l'intermédiaire de son avocat jeudi.

La Couronne a demandé de ne pas effectuer l'enquête préliminaire et de procéder directement au procès.

Le juge a donc accepté la demande de la procureure générale de l'Ontario d'expédier l'affaire et a transféré le dossier à la Cour supérieure. La prochaine comparution d'Alek Minassian est prévue le 4 décembre.

Le résident de Richmond Hill, en banlieue de Toronto, fait face à 10 accusations de meurtre prémédité et à 16 accusations de tentative de meurtre, après être monté, selon la police, sur un trottoir de la rue Yonge au volant d'une fourgonnette, fauchant les piétons qui s'y trouvaient sur une distance de plus de 2 kilomètres.

Son avocat, Boris Bytenski, a affirmé qu'il s'attendait à ce que le juge décide de surseoir à l'enquête préliminaire. On peut donc envisager un procès au plus tard dans 18 mois, a-t-il ajouté.

Il n'a toutefois pas dit pour l'instant si son client plaiderait coupable ou non. Je ne veux pas en parler tant que nous n'avons pas reçu toutes les preuves de la Couronne, a expliqué Boris Bytenski.

Son avocat n'a pas non plus voulu discuter de l'état psychologique d'Alek Minassian, mais a affirmé qu'il reçoit tout le soutien de sa famille en détention.

Il a aussi dit s'inquiéter de l'impartialité d'un éventuel procès, n'excluant pas qu'il puisse se tenir à l'extérieur de la ville ou de la province.

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Les motivations de l'attaque ne sont pas connues à l'heure actuelle; la police n'a pas déposé d'accusation liée au terrorisme.

Mais pour l'avocate Saron Gebresellasi, qui représente des survivants de l'attaque, ça ne fait aucun doute : C'était un acte terroriste [contre les femmes] que nous n'oublierons jamais.

Les médias sont parvenus à authentifier une publication Facebook dans laquelle le jeune homme se réclamait du mouvement Incel, un groupe misogyne.

L'accusé a fait brièvement partie des Forces armées canadiennes. Il avait rejoint les rangs de l'armée basée à Saint-Jean-sur-Richelieu en août 2017, mais n'avait jamais terminé sa formation et avait quitté les Forces après seulement 16 jours.

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