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La question linguistique décidera-t-elle du sort du gouvernement?

Une ambulance au Nouveau-Brunswick

Une ambulance au Nouveau-Brunswick

Photo : Radio-Canada / Guy R. LeBlanc

Radio-Canada

La question sur les droits linguistiques et les ambulances s'envenime à Fredericton : pour les libéraux, cela pourrait bien provoquer leur défaite vendredi, lorsque les députés voteront pour ou contre le discours du Trône.

D’un côté, les conservateurs et les alliancistes s'entendent sur un point : les droits linguistiques sont secondaires lorsqu'il est question de services d'ambulances.

La santé est plus importante que de recevoir un service dans la langue de son choix entre le français et l’anglais, lance le chef progressiste-conservateur Blaine Higgs à cet égard. Selon lui, les exigences linguistiques diminuent l'offre de soins aux citoyens de la province en matière d'ambulance.

Ça ne devrait pas être un débat. On devrait se dire : allons protéger nos citoyens.

Blaine Higgs, chef du Parti progressiste-conservateur
Blaine Higgs à l'Assemblée législative de Fredericton.

Blaine Higgs et Kris Austin de l'Alliance des gens font front commun sur la question de la langue de service dans les ambulances.

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Une position à l’opposée de celle du premier ministre Brian Gallant qui affirme vouloir défendre ces droits, quitte à perdre le pouvoir. Il déplore la position adoptée par son principal adversaire.

Il est prêt à mettre à côté les droits des gens du Nouveau-Brunswick pour avoir des gains à court terme sur le côté politique.

Entente entre les conservateurs et l’alliance

Ce front commun du Parti progressiste-conservateur et de l’Alliance des gens pourrait bien être fatal pour le gouvernement libéral.

Brian Gallant, qui souhaite obtenir la confiance de l’assemblée vendredi, estime que ces deux partis travaillent ensemble pour le faire tomber.

C'est évident qu'il y a une entente selon moi entre Austin et Higgs pour former le gouvernement, je pense. C'est malheureux.

Brian Gallant, premier ministre du Nouveau-Brunswick

Si cette entente est avérée, il serait mathématiquement impossible pour les libéraux de conserver le pouvoir. En cumulant leurs sièges, le PPC et l’AGNB sont en mesure d’obtenir la majorité des voix pour renverser le gouvernement libéral.

Brian Gallant en entrevue avec des journalistes.

Brian Gallant estime que s'il faut qu'il perde le pouvoir en défendant les droits linguistiques, il le fera.

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Et s'il l’avait su plus tôt, Brian Gallant assure qu'il aurait démissionné.

Si on m’avait présenté une entente où 25 députés ou plus signaient qu'ils allaient travailler ensemble, j'aurais démissionné comme premier ministre, a-t-il déclaré mercredi.

Toutefois, ce n’est pas la première fois que l’Alliance des gens envoie des signaux sympathiques aux progressistes-conservateurs. En septembre, leur chef Kris Austin a offert de le soutenir pendant 18 mois pour faire fonctionner un gouvernement minoritaire.

Le vote sur le discours du Trône, qui est un vote de confiance, doit se tenir vendredi matin.

Nouveau-Brunswick

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