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Le parcours de Nicolas Roy et Jéremy Lauzon fait rêver de jeunes hockeyeurs

Jérémy Lauzon, dans l'uniforme des Bruins de Boston, à gauche. Nicolas Roy, dans l'uniforme des Hurricanes de la Caroline, à droite.
Pendant leur passage dans la LHJMQ, Jérémy Lauzon, de Val-d'Or (à gauche), a évolué au sein des Huskies de Rouyn-Noranda tandis que Nicolas Roy, d'Amos (à droite), a évolué au sein des Saguenéens de Chicoutimi. Photo: Getty Images / Getty Images/MaddieMeyer et nhl.com/hurricanes
Radio-Canada

Le duel entre l'Amossois Nicolas Roy des Hurricanes de la Caroline et le Valdorien Jérémy Lauzon des Bruins de Boston avait, mardi soir, un cachet bien particulier pour l'Abitibi-Témiscamingue. La dernière fois que deux joueurs de la région se sont affrontés dans la Ligue nationale de hockey (LNH), c'est il y a déjà plus de 10 ans, lors de la saison 2005-2006 de la LNH.

Un texte de Jean-Marc Belzile

À ce moment, Éric Desjardins, Pierre Turgeon, Serge Aubin et Guillaume Lefebvre étaient tous dans la LNH.

Le parcours de Nicolas Roy, natif d’Amos, et de Jérémy Lauzon, originaire de Val-d’Or, donne de l'espoir à de nombreux jeunes hockeyeurs qui souhaitent suivrent leur traces.

C'est notamment le cas pour plusieurs joueurs de l'équipe des Citadelles bantam AAA de Rouyn-Noranda.

Émile Desjardins, Jacob Godbout et Émeric Gaudet dans une chambre de hockey.Émile Desjardins, Jacob Godbout et Émeric Gaudet. Photo : Radio-Canada / Jean-Marc Belzile

Ces jeunes, âgés de 12 à 15 ans, mettent les pieds à l'aréna chaque jour dès 7 h.

Pour Émeric Gaudet, Nicolas Roy et Jérémy Lauzon sont des modèles à suivre.

On est vraiment fiers. Ce sont des gars de la région comme nous autres alors ça nous donne le goût de pousser nos rêves.

Émeric Gaudet

Des idoles

Aussi originaire d'Amos, Jacob Godbout a pour sa part souvent croisé Nicolas Roy dans des camps d'entraînement.

Je trouve que c'est spécial, parce qu'on vient d'une petite région comme l'Abitibi-Témiscamingue. On n’est pas beaucoup et de voir ces joueurs performer dans des hautes ligues, c'est spécial pour nous, ça nous donne un "boost". Ce sont un peu des idoles.

Jacob Godbout

Leur entraîneur-adjoint, Pascal Godbout, croit que d'avoir maintenant des équipes régionales de niveau AAA dans le Pee-Wee et le Bantam pourrait permettre à plus de jeunes d'atteindre la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) et peut-être même la Ligue nationale pour quelques-uns.

Les jeunes qui ont un meilleur talent sont obligés de se dépasser un petit peu plus parce qu'ils jouent contre des joueurs plus fort, donc peut-être qu'au lieu de "surfer" sur la vague et être performant sans donner d'efforts, ça les pousse un peu plus, explique M. Godbout.

Je suis certain qu'il va y en avoir de plus en plus dans la LHJMQ, parce qu'ils arrivent à 14-15 ans plus forts, plus structurés qu'avant, plus habitués de compétitionner.

Pascal Godbout

Ils sont capables d’être plus professionnels dans les entraînements et dans les matchs, ajoute-t-il. C'est un gros mot pour des jeunes de 14 ans, mais c'est vraiment la façon et l'attitude à avoir pour progresser plus.

Tous ces jeunes assurent être conscients qu'un jeune hockeyeur au Québec a moins de 0,5 % des chances de jouer chez les professionnels, mais pour eux, il est important d'avoir des rêves et de tout faire pour les réaliser.

Abitibi–Témiscamingue

Hockey