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Collecte d'informations bancaires : enquête du Commissariat à la protection de la vie privée

Des cartes de crédit dans un portefeuille.

Statistique Canada veut obtenir des informations anonymes sur les achats en ligne.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada fera enquête sur la collecte, par Statistique Canada, de données sur les transactions financières effectuées par quelque 500 000 Canadiens. Si elle affirme que cette pratique est sûre et anonyme, l'agence fédérale a demandé au Commissariat de poser un « second regard » sur ses méthodes.

Dans une déclaration transmise par voie de communiqué, le Commissariat confirme l'ouverture de son enquête après avoir reçu des plaintes liées à la diffusion de reportages sur les pratiques de l'organisme fédéral.

Voilà plusieurs jours que les troupes conservatrices talonnent le gouvernement libéral en Chambre sur cette cueillette d'informations personnelles. Aux yeux des conservateurs et de leur chef, Andrew Scheer, il s'agit là d'une violation flagrante de la vie privée des Canadiens.

Du côté du gouvernement, on reprend les arguments de Statistique Canada, qui justifie ses demandes d'informations par le fait que « les méthodes traditionnelles de renseignements statistiques ne suffisent plus pour mesurer de façon précise les changements sociétaux au Canada ».

À preuve, dit-on, plus de 75 % des achats sont effectués en ligne au pays, et Statistique Canada affirme avoir besoin d'accéder à ces informations « pour être en mesure de fournir à tous les Canadiens les statistiques de qualité dont ils ont besoin sur des sujets comme le logement et l'endettement, ainsi que sur les répercussions de la transition à une économie numérique ».

Le gouvernement et l'agence soutiennent tous deux que les données recueillies sont anonymisées : on en retire ainsi tout ce qui pourrait identifier les individus concernés, tels les noms, les numéros de téléphone ou d'assurance sociale et d'autres informations personnelles.

Dans un communiqué transmis par courriel, le statisticien en chef du Canada, Anil Arora, mentionne que son organisation a « étroitement travaillé » avec le Commissariat à la protection de la vie privée, durant la planification d'un projet pilote, et a intégré les recommandations de l'organisme fédéral.

Avec les informations de CBC News

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